Le procès de la nutritionniste Cindy Legallant, qui répond d’une accusation de blanchiment d’argent en Cour intermédiaire, a dû une nouvelle fois être renvoyé, cette fois-ci en raison de l’absence d’un témoin. La magistrate Raiza Jannoo-Jaunboccus, qui préside ce procès, l’a ajourné au 23 août.
Depuis septembre 2015, le procès de Cindy Legallant a connu plusieurs renvois. La raison : la nutritionniste ne s’était pas présentée en cour, justifiant son absence par le fait qu’elle était souffrante. Lors d’une audience en mai, Cindy Legallant avait fait savoir qu’elle souffrait d’asthme et ne pouvait faire face à un procès, demandant ainsi un renvoi. Par la suite, le procès a encore été renvoyé à plusieurs reprises. Face à ces absences, la magistrate avait rappelé à l’homme de loi de Cindy Legallant, Me Drawnacharya Ortoo, le nombre de fois où elle a fait faux bond à la cour. Un mandat d’arrêt pour non-comparution en cour avait même été émis contre elle en septembre 2015.
Pour rappel, la nutritionniste a été arrêtée à l’aéroport SSR alors qu’elle revenait de Paris en juillet 2008. En décembre 2009, elle a été condamnée à 44 mois de prison pour avoir fait entrer une cargaison de Subutex dans le pays. Par la suite, l’ICAC s’est intéressée à ses comptes bancaires. Le 28 octobre 2013, la commission anticorruption l’a arrêtée pour des délits de “money laundering” alors qu’elle avait été remise en liberté sous caution après sa comparution devant la cour correctionnelle de Port-Louis. L’ICAC lui reproche d’avoir enfreint des dispositions de la Financial Intelligence and Anti-Money Laundering Act (FIAMLA) avec des transactions financières liées au trafic de Subutex. Elle a plaidé non coupable des cinq accusations de blanchiment d’argent retenues contre elle. La commission anticorruption est représentée par Me Atish Roopchund.