Alors qu’il devait se rendre à l’étranger ces jours-ci, comme il l’a fait à plusieurs reprises depuis ses derniers démêlés avec la police, Jean Marie Richard s’est vu interdire de quitter le pays. En effet, en se présentant devant la magistrate Ramburrun, District Magistrate de la Cour de Curepipe, il devait apprendre que la police a logé une objection to departure contre lui.
À son tour, Jean Marie Richard a présenté une motion dans le but de contester la démarche de la police. Elle sera débattue vendredi matin. Il sera représenté par Me Gavin Glover SC.
Dans une déclaration qu’il nous a faite ce matin, Jean Marie Richard affirme que l’incident pour lequel il doit comparaître devant le tribunal de Curepipe remonte à avril dernier. « Mais cela ne m’a pas empêché d’effectuer plusieurs allers-retours entre des pays de la région et même l’Inde et Maurice dans le cadre de mes activités professionnelles. Alors pourquoi veut-on m’interdire maintenant de quitter le pays ? », se demande-t-il.
Le directeur de l’agence de communication Imagine, également président du Grupman Larkansiel Kreol, avait été interpellé le jeudi 5 avril pour agression et insulte alléguée à un agent dans l’exercice de ses fonctions. La police de Vacoas reproche à Jean-Marie Richard d’avoir utilisé son téléphone portable alors qu’il était au volant à l’avenue Sivananda. Après que le constable Baboolall lui a ordonné de s’arrêter, il a continué sa conversation tout en tenant des propos orduriers à l’endroit de celui-ci, selon les allégations.
Jean Marie Richard devait être intercepté par un motard aux abords de Saint-Jean. Il devait passer une nuit en clinique, ayant été pris d’un malaise. Comparaissant devant le tribunal de Curepipe le lendemain, il a eu à payer une caution de Rs 7 000 et à signer une reconnaissance de dettes de Rs 30 000.