Le juge Saheed Bhaukaurally a donné gain de cause à Danielle Wong ainsi qu’à son mari et a ordonné au conseil municipal de Port-Louis à leur payer la somme de Rs 499 383 et Rs 25 000 respectivement. La demande d’indemnisation de la fille de la victime a toutefois été rejetée.
La directrice de la Mauritius Export Association (MEXA) a porté plainte contre le conseil municipal de Port-Louis. Selon elle, le défendeur est responsable de sa chute en fauteuil roulant sur le trottoir de Rue Sir William Newton à Port-Louis en 2007. Danielle Wong lui a réclamé des dommages-intérêts de Rs 1 135 098 dont Rs 1M pour les douleurs, les dommages moraux et les cicatrices. Son mari et sa fille ont aussi intenté un procès en réclamation contre le défendeur pour des dommages moraux à hauteur de Rs 100 000 et Rs 50 000 respectivement.
Danielle Wong a expliqué que l’une des roues de son fauteuil roulant est entrée dans un trou et qu’elle a ensuite été projetée à terre. Elle a soutenu dans sa plainte qu’elle a dû subir deux opérations chirurgicales à la clinique. La demanderesse a fait part de ses dépenses après l’accident soit un total de Rs 135 098 dont Rs 97 598 pour des soins à la clinique.
Aucun représentant du conseil municipal ne s’est présenté en Cour malgré les convocations. L’avocat des plaignants, Me Jacques Tsang Man Kin a insisté sur la responsabilité du conseil municipal de maintenir le bon état des trottoirs de la ville de Port-Louis.
Le Dr Teckham, chirurgien orthopédiste, a diagnostiqué la blessure comme étant une fracture trochantérienne du fémur droit. Dans son rapport, il souligne que Danielle Wong a des antécédents médicaux de fracture segmentaire du fémur droit et une « dystrophie musculaire ».
La directrice de la MEXA a expliqué qu’elle est passée par des « moments traumatisants » après cette chute car elle avait déjà subi quelques six interventions chirurgicales à la même jambe. Danielle Wong a ajouté qu’elle a dû rester à la Clinique environ dix jours et rester alitée pendant six semaines sans compter des douleurs « terribles » dues à la blessure. Avant l’accident, a-t-elle affirmé, elle pouvait se déplacer à l’aide de béquilles mais ne parvient plus à le faire. La demanderesse doit maintenant être aidée pour se tenir debout. Elle s’est aussi dite frustrée par les cicatrices laissées après l’opération.
Le juge Saheed Bhaukaurally a donné gain de cause à Danielle Wong et lui a octroyé la somme de Rs 400 000 à titre de dommages moraux et Rs 99 383 pour ses dépenses. Il a estimé que le mari de la victime a quant à lui droit à Rs 25 000. La Cour suprême a toutefois rejeté la demande de la fille de Danielle Wong car celle-ci n’est pas à Maurice.