Le Directeur des poursuites publiques a ordonné des poursuites judiciaires contre les 12 présumés pirates somaliens arrêtés en janvier lors d’une opération de l’European Union Naval Force. Ils sont accusés d’« act of piracy on high seas » en violation aux articles 3 (1) (a), 3 (3) et 7 de la Maritime Violence Act 2011. Le procès devrait se dérouler en septembre en cour intermédiaire.
Abdeoulkader Mohamed Ali (22 ans), Said Mohamed Hassan (23 ans), Ahmed Mohamed Ismael (27 ans), Shafi Mohamed Osman (22 ans), Hassan Salad Omar (25 ans), Said Omar Farah (22 ans), Mohamed Abdilahi Ahmed (45 ans), Ali Hassan Mohamed (21 ans), Abdi Mohamed Kidiye (37 ans), Abdi Ahmed Yussuf (20 ans), Abdillahi Mohamed Ahmed (24 ans) et
Mahad Mohamed Ibrahim (21 ans) ont été appréhendés en janvier à environ 240 miles nautiques de la côte du Somalie lors d’une opération de l’European Union Naval Force. Ces derniers, selon le capitaine du MSC Jasmine, s’apprêtaient à attaquer son navire. Il a alors lancé des signaux de détresse.
L’hélicoptère américain, Heartache, qui se trouvait dans les parages, est intervenu. Des soldats américains ont arrêté les 12 présumés pirates qui avaient deux bateaux à leur disposition. Des armes, des échelles et de l’attirail utilisé par les pirates ont été saisis.
Les 12 suspects ont cependant nié être des pirates, avançant n’être que de simples pêcheurs. Suite à un accord entre l’European Union Naval Force et le gouvernement mauricien, une demande a été faite pour leur transfèrement dans le pays le 24 janvier.
Entre 2000 et 2007, une moyenne de 26 actes a été rapportée chaque année. Ce chiffre a cependant atteint 111 cas en 2008 et a quadruplé les années suivantes pour s’élever jusqu’à 400, l’an. Les pirates évoluent principalement dans une région de plus en plus étendue comprenant le Golfe d’Aden, la Mer Rouge et la partie plus au sud de l’océan Indien. En 2010, presque 800 marins ont été capturés par des pirates.