Nawaz Emrith, qui avait vendu des comprimés pharmaceutiques sous le nom de “Rivotril 2 mg” alors que ces comprimés étaient en réalité du Clonazepam, une drogue dangereuse, et l’acheteur, Tony Michel Callou, ont tous deux été trouvés coupables par la magistrate Wendy Rangan, siégeant en Cour intermédiaire, de trafic et possession de drogue.
Tony Callou (accusé No 1) était poursuivi sous une charge de « Unlawful possession of dangerous drug (Clonazepam) ». Il avait d’emblée plaidé coupable. Il avait été interpellé par la police le 7 juillet 2011 en possession de la drogue Clonazepam en comprimés blancs. Nawaz Emrith (accusé No 2), lui, a plaidé coupable de « Selling dangerous drug (Clonazepam) for personal consumption with aggravating circumstances » mais nie une accusation de « Drug dealing : Possession of dangerous drug (Clonazepam) for the purpose of selling with aggravated circumstances » portée contre lui.
L’accusé No 2 avait été interpellé par la police le 7 juillet 2011 alors qu’il vendait à l’accusé No 1 du Clonazepam pour Rs 100 dans le stand de taxi de l’hôpital SSRN. L’accusé No 2 avait en sa possession 33 comprimés de Clonazepam sous le nom de “Rivotril 2 mg” contenus dans un flacon.
Lors du procès, le policier Haurdhan a déclaré que lors de l’interpellation, le comprimé en question était dans les mains de l’accusé No 1. Le policier Purlakee a quant à lui déclaré que l’accusé No 2 avait avec lui 33 comprimés de Rivotril et une somme de Rs 1 500 dans ses poches. Lorsque le policier Purlakee lui a expliqué ses droits, l’accusé No 2 lui aurait répondu qu’il consommait ce comprimé pour pouvoir dormir et que c’est sa soeur qui lui avait donné cette somme d’argent.
Dans sa déclaration, l’accusé No 1 a demandé pardon à la Cour en expliquant qu’il a eu une enfance difficile. L’accusé No 2 a lui aussi à son tour demandé pardon et s’est excusé d’avoir plaidé non-coupable pour son deuxième délit. Pour sa défense, l’accusé No 2 a déclaré qu’il ne pouvait pas subvenir aux besoins de sa famille avec son salaire et qu’à cause d’une fracture de la main, il n’avait pas travaillé pendant un mois. L’accusé No 2 affirme s’être rendu à l’hôpital SSRN pour un traitement. Alors qu’il se trouvait sur un stand de taxi, il aurait vendu un comprimé de Rivotril à l’accusé No 1. La poursuite a aussi prouvé que l’accusé No 2 n’avait aucunement l’autorisation de vendre du Clonazepam que cette drogue est jugée dangereuse. Pour ces maintes preuves portées devant la Cour, la magistrate Wendy Rangan a donc jugé les deux accusés coupables.