La magistrate Janoo-Jaunbaccus, siégeant en Cour de district de Port-Louis, a émis un ordre à l’encontre d’une femme, la sommant de « quit, leave and vacate » au plus tard à la fin du mois d’août prochain la maison qu’elle loue depuis 22 ans.
Analysant les faits, la magistrate note que la locataire, aujourd’hui âgée de 79 ans, vit avec ses deux fils dont l’un a 60 ans et ne travaille pas, alors que l’autre, plus jeune, contribue pour environ Rs 2 000 mensuellement. La femme, elle, obtient une pension de Rs 6 000 par mois.
Le coût du loyer est de Rs 2 000, et, selon la femme, son propriétaire réclamait à un certain moment Rs 3 000. Elle considère que c’est en raison de son refus d’augmenter le loyer qu’il veut récupérer sa maison. La magistrate tient compte du fait que la maison comprend deux chambres à coucher, un living, une cuisine et une salle de bains, pour dire que la femme ne peut s’attendre à trouver une autre maison ayant les mêmes facilités pour le même montant.
Dans un autre procès, une autre femme aura, à la fin du mois courant, à évacuer le terrain qu’elle a fait prescrire en son nom, cette prescription ayant été jugée illégale par le juge Gérard Angoh.
Il s’agit d’une portion d’une superficie de trente perches. À la mort en 1962, le propriétaire laissa comme héritiers ses enfants.
Selon les propriétaires du terrain, qui ont logé en Cour suprême une Plaint with Summons, la femme en question a retenu les services d’un arpenteur-juré en 2004 pour qu’il situe le terrain. Deux personnes soutenant la démarche de la femme ont affirmé dans un affidavit que depuis 1972 elle a occupé la propriété. Ce que conteste la partie plaignante.
Après avoir écouté les arguments des deux parties et étudié le dossier de l’affaire, le juge a tranché en faveur des plaignants.