Le chef juge, Eddy Balancy, et la juge Gaitree Jugessur-Manna ont rejeté deux appels de Devendranath Hurnam contre deux journalistes du groupe Le Mauricien Ltée.

L’ex-avocat avançait que les articles publiés à son encontre étaient « diffamatoires » et qu’ils lui ont « causé préjudice ».

Le premier appel concernait un article publié dans l’hebdomadaire Week-End, le 26 décembre 2004. Selon Dev Hurnam, le juge qui avait rejeté son procès en réclamation en Cour suprême « s’était attardé sur des affaires superflues » dans l’article, dont une série d’affaires civiles dans lesquelles il est impliqué.

Le “double bench” de la Cour suprême devait toutefois trouver qu’il était légitime pour le juge de se référer à ces cas lors du procès. Le “double bench” devait aussi soutenir que le juge « ne peut être blâmé » pour avoir jugé un commentaire dans l’article « as a fair comment made in good faith on a matter of public interest ». Il devait ainsi rejeter les neuf points d’appel de Dev Hurnam.

Dans le second appel, il fait état d’un « article diffamatoire » toujours publié dans l’hebdomadaire Week-End, le 2 janvier 2005. Il soutient que l’article était suivi d’une photographie de lui et avait logé six points d’appel à cet effet. Il a notamment soutenu que « the trial Court misdirected itself in the interpretation of the impugned article on the sole evidence of the appellant ».

Le “double bench” devait toutefois statuer que le juge a adopté « la bonne approche » en examinant s’il y a eu diffamation : « The learned Judge adopted the right approach in looking at the averment in the plaint and at the impugned part of the article to decide if that extract was capable of conveying a defamatory meaning prejudicial to the appellant. And her conclusion that it could not is unimpeachable. »

Le “double bench” devait aussi rejeter les six points avancés par Dev Hurnam dans son second appel. « All the grounds of appeal having failed, both appeals are accordingly dismissed with costs », ont conclu les juges.