Un père de famille a été trouvé coupable de « wilfully and unlawfully inflicting wounds and blows upon another person in breach of section 230 (1) of the Criminal Code » par la magistrate Sophie Chui, Acting Senior District Magistrate. Il avait agressé sa fille et son mari au couteau lors d’une dispute familiale.
L’accusé avait plaidé non-coupable et n’avait pas retenu les services d’un homme de loi. La poursuite s’est basée essentiellement sur la version de la plaignante pour mener cette affaire. Les faits remontent au 30 décembre 2010. La plaignante a déclaré qu’elle se trouvait devant son domicile en compagnie de son mari et que son père avait un contentieux avec eux. C’est ainsi qu’il a agressé le couple avec deux couteaux qu’il tenait dans ses deux mains. Il a poursuivi le couple qui prenait la fuite et a asséné des coups de couteaux à sa fille dans le dos. Celle-ci s’en est sortie avec des lacérations mineures dans le dos.
Lors de son contre-interrogatoire, la plaignante a nié que son mari a agressé son père ou qu’elle-même lui aurait assené des coups à la tête. Son époux, quant à lui, a affirmé qu’il avait eu une dispute avec son beau-père le jour de l’incident et que ce dernier avait deux couteaux qu’il tenait dans ses deux mains et qu’il l’aurait agressé sur différentes parties du corps. Il ajoute que sa femme a pris un bout de bois et a frappé l’accusé sur les bras, ce qui a poussé ce dernier à lui courir après et à l’agresser à coups de couteaux dans le dos. Il a ajouté que pour cette affaire, il avait été poursuivi en même temps que sa femme et qu’ils avaient été acquittés.
Pour sa part, l’accusé devait admettre les faits lorsqu’il a donné sa déposition à la police mais a déclaré qu’il ne savait pas qu’il avait blessé sa fille lors de l’altercation. L’avocat commis d’office pour le représenter a réclamé le bénéfice du doute, indiquant que l’agression s’est produite à cause d’une dispute familiale. Mais la magistrate Sophie Chui a trouvé les dépositions de la plaignante fiables, affirmant que lors de sa comparution en cour, elle a donné une version claire qui n’a pas été mise en cause lors de son contre-interrogatoire. Pour rendre son jugement, la magistrate s’est appuyée sur la Form 58 de la plaignante qui dénote des lacérations superficielles sur le corps. Elle s’est aussi basée sur le fait que l’accusé a reconnu avoir utilisé un couteau pour agresser sa fille. La sentence sera connue ultérieurement.