La magistrate Ida Dookhy-Rambarrun, siégeant en Cour intermédiaire, a rayé une charge d’escroquerie portée contre un individu empêtré dans une histoire de coeur. Il était accusé d’avoir berné une femme pour lui soutirer plusieurs sommes d’argent entre avril 2008 et septembre 2009, totalisant la somme de 5 700 euros.
L’accusé, qui avait pris un nom fictif, aurait promis monts et merveilles à la victime, dont le mariage et la prise en sa charge de son fils. Il lui avait soutiré plusieurs sommes d’argent entre avril 2008 et septembre 2009 avant de disparaître dans la nature. L’accusé niait avoir utilisé un faux nom, avançant qu’il était proche de la victime et qu’elle lui avait prêté de l’argent pour qu’il puisse payer ses dettes. Lors de leur première rencontre, l’accusé avait raconté qu’il vivait en France, mais qu’il avait dû retourner à Maurice. Les deux avaient gardé contact par téléphone et s’étaient rapprochés au fil du temps, la victime tombant finalement amoureuse de son « ami ».
L’accusé l’aurait également demandée en mariage et promis de s’occuper de son fils, déclarant toutefois qu’il avait des difficultés financières et qu’il n’arrivait pas à accéder à ses fonds en France. C’est ainsi que la victime lui avait prêté plusieurs sommes d’argent pour qu’il s’en sorte, jusqu’à ce qu’il lui annonce qu’il devait se rendre en France. Et depuis il n’aurait pas donné signe de vie. Lors de ses appels répétés, un proche de l’accusé confirme que celui-ci rencontre des problèmes en France, la victime consentant toujours à lui envoyer de l’argent par la poste. N’ayant toutefois plus de nouvelles de son « petit ami », elle décide finalement de mener son enquête, découvrant par la suite que l’accusé avait utilisé un nom fictif. C’est là qu’elle aurait décidé de porter plainte à la police. La magistrate a cependant statué que l’utilisation du nom fictif n’avait pas été la cause déterminante des prêts d’argent, arguant que la victime lui avait fait une confiance aveugle.