Trouvé coupable d’homicide involontaire par manque de prudence en mettant le feu dans un champ de canne, Mohamed Aslam Khodabaccus a comparu hier devant la cour intermédiaire. La magistrate Wendy Rangan l’a condamné à un an de prison, mais a suspendu la sentence pour permettre au Probation Officer de faire une enquête sociale sur l’accusé. Elle décidera ensuite si le prévenu pourra effectuer des travaux communautaires au lieu de la prison.
Mohamed Aslam Khodabaccus répondait d’une accusation d’involuntary homicide by want of caution selon l’article 239 (1) du Code Pénal. Ayant été trouvé coupable du délit jeudi, il a été condamné à un an de prison hier par la magistrate Wendy Rangan. Elle a ensuite demandé au Probation Officer de mener une enquête sociale sur l’accusé en vue de lui accorder des travaux communautaires. L’accusé était représenté par Me Rasheed Daureeawo et avait plaidé non-coupable.
Selon la police, Mohamed Aslam Khodabaccus aurait « par manque de prudence » causé la mort d’Ahmad Sakir Ramkoleea en mettant le feu à un champ canne à sucre le 17 août 2008 à L’Escalier. Pendant le procès, le sergent Purmanan (Chief Clerk de la Southern Division) a déclaré que l’accusé n’a pas demandé la permission du surintendant pour cet exercice.
Le caporal Hurchurn du poste de police de l’Escalier a expliqué avoir reçu des instructions pour rechercher la victime avec des chiens policiers et l’aide de quelques volontaires de la localité. Une bicyclette avait été trouvée près du champ en question et l’un des volontaires a trouvé le cadavre carbonisé d’Ahmad Sakir Ramkoleea. Le corps de la victime a été transporté à la morgue pour l’autopsie qui a été pratiquée par le Dr Satish Boolell.
Dans sa première déposition, l’accusé a déclaré s’occuper d’un champ de canne d’environ 75 perches qui est la propriété de sa belle-soeur. Mohamed Aslam Khodabaccus a précisé être en bons termes avec la victime qu’il appelait affectueusement « dada ». Il a expliqué avoir mis le feu au champ pour faciliter la coupe.
Mohamed Aslam Khodabaccus a indiqué avoir rencontré Ahmad Sakir Ramkoleea un peu plus tôt dans la plantation. La victime lui avait demandé de faire attention. L’accusé lui aurait assuré qu’il allait prendre toutes les mesures de précaution pour éviter que le feu n’atteigne son champ qui était juste à côté. Il a ensuite vu quelque chose sur les lieux mais pensait que ce n’était qu’un mannequin.
Dans son jugement, la magistrate Wendy Rangan a déclaré qu’il est vrai que la victime était consciente que l’accusé allait mettre le feu dans le champ de canne. Elle a conclu que ce n’était pas suffisant pour soutenir qu’Ahmad Sakir Ramkoleea a péri par sa propre négligence.