Gandy Allas a été reconnu coupable d’« attempt upon chastity » par la magistrate Véronique Kwok Yin Siong Yen, siégeant en Cour criminelle intermédiaire. La sentence sera prononcée.
La victime était âgée de 15 ans au moment des faits. Elle habitait le même toit que son agresseur, Gandy Allas, qui n’est autre que le concubin de sa mère. Le 31 octobre 2011, vers 20 h, alors qu’elle était dans sa chambre après s’être douchée, ce dernier lui a demandé si elle avait déjà passé ses vêtements. Elle lui a répondu non. Mais l’accusé a fait irruption dans la pièce et l’a bousculée avant de l’agresser sexuellement. Il a pressé sa main sur la bouche de la jeune femme pour l’empêcher de crier. Au moment de l’agression, seuls l’accusé et l’adolescente se trouvaient dans la maison. C’est la belle-soeur de la victime qui en entendant ses cris lui a porté secours. Elle se préparait alors pour aller travailler. Sa jeune voisine lui aurait tout raconté en pleurant. La belle-soeur s’est alors rendu au poste de police pour sa déposition.
L’accusé, marié, résidait à Goodlands, mais venait dormir chez sa concubine deux à trois fois par semaine. Il a une fille de 9 ans issue de cette relation extraconjugale.
Lors du procès, la jeune victime a déclaré que Gandy Allas la frappait quand elle ne rangeait pas sa chambre et que dans le passé, il lui disait des grossièretés. Elle en avait fait part à sa mère mais en vain.
L’accusé pour sa part a réfuté l’accusation portée contre lui. Gandy Allas a expliqué à la cour que la jeune femme était difficile à gérer et qu’il avait même dû solliciter la Child Development Unit car elle voulait s’enfuir de la maison. Il a admis que le jour où la voisine est passé voir sa belle-soeur, cette dernière pleurait et tremblait.
La magistrate trouve que la version de la belle-soeur est crédible et retient la culpabilité de l’accusé.