Un ancien agent commercial de la compagnie Ireland Blyth Limited (IBL Brandactiv), a logé une plainte en cour industrielle pour licenciement injustifié. Il réclame ainsi Rs 1 112 096, à savoir trois mois de préavis et des indemnités de départ, à la compagnie. Cette dernière l’a licencié le 2 mai 2012 après qu’il a été entendu devant un comité disciplinaire. Il lui était reproché d’avoir escroqué la compagnie à deux reprises. L’ex-employé nie quant à lui les accusations et réclame des dommages pour les agissements de son employeur envers lui.
L’ancien agent commercial occupait ce poste à IBL depuis le 3 janvier 1998. Il a logé une plainte en réclamations à l’encontre de son ancien employeur, estimant avoir été injustement mis à pied. Son ex-employeur lui reproche d’avoir escroqué la compagnie en ayant, dans un premier temps, fourni un reçu à un client pour deux produits alors qu’il en avait acheté trois. Selon la compagnie, le plaignant n’avait pas remis à la compagnie l’argent du produit qui n’avait pas été mentionné dans le reçu en le gardant dans son tiroir. De plus, la compagnie l’accusait de n’avoir pas signalé à la compagnie que des produits d’une valeur de Rs 28 000 étaient manquants lors de l’inventaire du stock.
L’ex-agent commercial avait été convoqué à un comité disciplinaire le 26 avril 2012. Il avait nié toutes les accusations portées contre lui. Toutefois, le 2 mai 2012, il devait recevoir une lettre de la direction lui indiquant qu’il avait été mis à pied.
Dans sa plainte, l’ex-agent commercial explique que le 10 avril 2012, il avait été « forcé » à prendre un local leave pour la fête de la Pâques. Ce jour-là, le véhicule qui lui est attribué pour son travail avait été mis à la disposition d’un autre employé pour que la marchandise soit chargée dans le véhicule pour le commerce. L’ex-employé soutient qu’à son grand étonnement, il fut suspendu de ses fonctions le 14 avril. Le 16 avril, il indique avoir été « séquestré » dans un bureau où il fut pressé de questions par trois hauts cadres de la compagnie pendant une heure concernant de la marchandise qui manquait lors de l’inventaire.  L’ex-employé a expliqué concernant le reçu soumis au client, qu’il a dû le faire manuellement car l’appareil qu’il utilisait ne fonctionnait pas. Il avait ainsi fait le nécessaire et mis l’argent dans un tiroir de son bureau en attendant de le remettre à son ex-employeur par la suite. Il a indiqué que selon son contrat de travail, il bénéficie de commissions et que son ex-employeur aurait pu y déduire la somme portée manquante comme alternative, au lieu de le licencier. Pour le plaignant, son ex-employeur a consigné de fausses accusations contre lui.
Le représentant de la compagnie, pour sa défense, soutient que le plaignant est le seul à utiliser le véhicule qui lui a été attribué. Il précise que toute cargaison de marchandise est chargée dans le véhicule en présence du propriétaire. La compagnie demande que la plainte soit rejetée car le licenciement du plaignant était justifié.