La magistrate Ratna Seetohul-Toolsee, siégeant en Cour industrielle, a trouvé Jean Bruno Sautrelle, un employé du Legends Hotel, coupable d’avoir agressé verbalement un autre employé. Il se serait emporté quand son collègue lui a reproché de ne lui avoir pas ouvert la porte d’un département de l’hôtel où il devait faire des travaux de peinture.
Bruno Sautrelle était accusé d’avoir, le 10 mars 2011, au Legends Hotel, « wilfully and unlawfuly verbally abused Ravindrasing Bedassur, alias Ravin, an employee of Holiday and Leisure Resorts Ltd in the course of her work in breach of s 54 (1) (c) of the Employment Rights Act 2008 ». Il avait plaidé non coupable en cour et avait retenu les services d’un homme de loi. Ravin Bedassur, employé comme peintre par l’hôtel, avait déclaré en cour qu’il devait ce jour-là se rendre au bureau de maintenance pour prendre connaissance de ses tâches pour la journée. Il devait alors se rendre à la waste water section pour des travaux de peinture. Voyant que la porte était scellée et que l’accès était restreint, il a décidé d’appeler un des officiers en charge afin que Bruno Sautrelle vienne lui ouvrir la porte. Ce dernier devait répondre qu’il était pris par des travaux à la piscine de l’hôtel. Ravin Bedassur a alors reçu les clefs par un autre officier en charge. Il a ajouté qu’il est reparti au bureau de maintenance et c’est là qu’il a rencontré Bruno Sautrelle qui l’a menacé avec des mots « humiliants » quand il lui a reproché de n’être pas venu lui ouvrir la porte. Ravin Bedassur a soutenu qu’il avait rapporté le cas à l’officier des ressources humaines et au bureau du travail à Goodlands.
Lors de son interrogatoire, Bruno Sautrelle n’a pas nié avoir utilisé des mots offensants mais a soutenu les avoir proférés à l’encontre du chef du département de maintenance, qui était présent, et non à Ravin Bedassur. Il a ajouté que dans le département de maintenance ce genre de mots étaient utilisés régulièrement.
La magistrate Seetohul-Toolsee s’est basée sur l’Employment Rights Act 2008 et a signifié que l’accusation d’agression verbale portée contre Bruno Sautrelle tombe sous la catégorie « violence at work » et qu’il est passible d’une amende n’excédant pas Rs 75 000 et d’emprisonnement n’excédant pas deux ans. La magistrate a ajouté que toutes personnes entendant les mots proférés les aurait trouvés « rudes et offensants ». La magistrate a statué que les deux employés travaillent dans un hôtel cinq étoiles qui est le plus haut niveau en termes de services et qu’il est dégradant que les mots proférés soient habituellement utilisés dans ce département de l’hôtel. Ces mots, dit-elle, ne peuvent être utilisés entre deux employés sur un lieu de travail. Bruno Sautrelle a ainsi été trouvé coupable d’agression verbale. Sa sentence sera connue ultérieurement.