Fawza Legentil, une habitante de Plaine-Verte, avait été reconnue coupable par la Cour intermédiaire d’avoir vendu son bébé en 2010. Hier, après un rapport favorable du Probation Office, ses peines de prison ont été commuées en 300 heures de travaux d’intérêt général.
En 2010, cette habitante Plaine-Verte et marchande de rue de son état, avait en effet été accusée d’avoir promis à un Mauricien résidant en Grande-Bretagne de lui donner son bébé en juillet, et ce contre la promesse d’avoir une maison à Maurice et de se voir offrir un séjour en Grande-Bretagne. Fawza Legentil avait alors 28 ans.
Elle était aussi accusée d’avoir donné des instructions à Jacques Noël Assen Ally et Vickram Shakti Bablee de jurer un faux affidavit le 18 mai 2010 à Port-Louis, ce qu’ils avaient fait devant la Cour suprême. Dans leur faux affidavit, ils avaient affirmé que l’accusée Fawza Legentil et Bibi Naurezah Najurally étaient une seule et même personne. En fait, l’accusée avait donné un faux nom à l’hôpital à la naissance de sa fille, et ce afin de contourner une longue procédure d’adoption et faciliter la tâche du couple pour emmener l’enfant au Royaume-Uni.
Fawza Legentil avait plaidé non coupable de l’accusation portée contre elle. Mais dans son verdict, la magistrate Darshana Gayan avait souligné qu’elle a recouru à « un plan bien calculé » pour contourner les procédures formelles d’adoption. Fawza Legentil avait alors écopé de deux ans de prison pour trafic d’enfant et condamnée à deux autres peines de prison de six mois chacune, l’une pour fausse déclaration au bureau de l’État civil et l’autre pour avoir demandé à deux personnes de jurer un faux affidavit. Les peines avaient toutefois été suspendues en attendant un rapport social, lequel a été soumis hier. A noter que les 300 heures de travaux d’intérêt général devront être effectuées à la cathédrale Saint-Louis, à Port-Louis.