Bhoowanraj Ramgolam a été reconnu coupable d’homicide involontaire par la magistrate Renuka Dabee siégeant en Cour intermédiaire. Il était accusé d’avoir causé la mort d’un certain Armoogum Coolen lors d’un accident le 15 février 2007 alors qu’il était au volant de sa voiture. La magistrate a conclu que son imprudence au volant a causé l’accident, provoquant la mort d’une personne.
Bhoowanraj Ramgolam était poursuivi sous une charge de involuntary homicide by imprudence en violation aux articles 239 (1) du Criminal Code couplés aux articles 133 and 52 de la Road Traffic Act.
Dans le cadre du procès, la poursuite avait appelé comme témoin un certain Pooslana Parsaramoodoo qui avait indiqué qu’avant que l’accident ne se produise, il parlait à Bhoowanraj Ramgolam. Ce dernier, qui était à bicyclette, s’était arrêté pour bavarder avec son ami. La victime avait un pied sur le trottoir et l’autre sur la pédale de sa bicyclette et regardait en direction de Flacq. Selon sa version des faits, ils étaient en train de converser quand il a entendu un bruit. Une voiture devait alors heurter son ami de l’arrière, le projetant à une distance de 20 à 25 m. Le véhicule devait s’arrêter un peu plus loin. La personne qu’il avait identifiée en Cour comme étant l’accusé avait couru vers lui. Elle voulait transporter la victime à l’hôpital mais en voyant une foule qui s’était regroupée, elle a pris la fuite. Le neveu de Pooslana Parsaramoodoo, qui avait aussi assisté à cette scène, avait également témoigné en cour.
L’accusé pour sa part devait soutenir que ce jour-là, il était en compagnie de son épouse qui était enceinte de cinq mois. Il roulait en direction de Flacq quand il a aperçu un cycliste en stationnement avec un pied sur le trottoir et l’autre sur la pédale. Au moment où il l’approchait, ce dernier devait se remettre à rouler. Il avait appliqué les freins pour l’éviter mais à ce moment, il l’avait déjà heurté. L’accusé avait soutenu qu’il était descendu de sa voiture pour porter secours à la victime mais que les personnes présentes avaient commencé à s’exciter. Vu que sa femme et sa belle-mère étaient dans la voiture, il avait opté de se rendre au poste de police de Flacq pour signaler l’accident. Il a maintenu qu’il ne conduisait pas vite ce jour-là car son épouse était dans la voiture.
Prenant en considération les preuves produites en Cour quant à l’impact de l’accident, la magistrate Renuka Dabee a trouvé que la version de l’accusé et celle de son épouse n’étaient pas crédibles. La Cour a ainsi conclu que l’accident était dû à l’imprudence de l’automobiliste. « Accused, in the circumstances of the present case, failed to exercise proper care and attention which would normally be expected from a reasonable and prudent driver in similar circumstances and hence causing the death of the victim », écrit-elle.