Le policier Rajnish Dowlateea, condamné à trois ans de prison pour drug dealing, avait logé une motion pour obtenir la liberté conditionnelle afin d’interjeter appel. Le magistrat Raj Pentiah, siégeant en Cour intermédiaire, a accédé hier à sa demande. Il devra toutefois s’acquitter d’une caution de Rs 250 000 et signer une reconnaissance de dettes de Rs 300 000.
La motion a été appelée hier devant le magistrat Raj Pentiah. La police n’a présenté aucune objection à ce que Rajnish Dowlateea obtienne la liberté provisoire en attendant que son appel soit entendu en Cour suprême. Le policier aura à fournir une caution de Rs 250 000 et signer une reconnaissance de dettes de Rs 300 000 et se présenter au poste de police de sa localité tous les jours. Il devra également fournir à la police son numéro de contact.
Pour rappel, Rajnish Dowlateea était affecté auparavant aux Casernes centrales. Il a été condamné en novembre à trois ans de prison par la Cour intermédiaire de possession de 48 plants de gandia et de 433 graines de cette drogue avec l’intention d’en distribuer. Le tout d’une valeur marchande de Rs 207 748. La magistrate Keysnatee Bissoonauth lui avait aussi infligé une amende de Rs 200 000. Le policier, âgé d’une trentaine d’années, avait plaidé coupable sous une seule des trois accusations retenues contre lui. En cour, il avait exprimé des remords, expliquant qu’il avait commis ce délit car il avait besoin d’argent pour se marier. Il a aussi déclaré que toute sa famille en a souffert et que ses fiançailles ont été rompues. Il est en détention préventive depuis son arrestation en mai 2013. Compte tenu de son jeune âge et du fait qu’il regrette ce qu’il a fait, son homme de loi, Me Rama Valayden, a demandé à ce qu’il écope d’une amende.
Dans son jugement, la magistrate a cependant souligné la gravité du délit du fait que l’accusé était un policier, et donc chargé d’appliquer la loi et de maintenir l’ordre, et qu’en s’adonnant à ces activités illicites, il a donné un très mauvais exemple à la société.