Sept Rodriguais et deux Mauriciens, poursuivis sous une charge de « public official using office for gratification » devant la Cour intermédiaire, seront fixés sur leur sort le 4 mai. Il est reproché à ces cinq femmes et quatre hommes d’avoir alloué un contrat de service de sécurité à une agence qui avait un « non-responsive bid ».
Rappelons qu’après plusieurs mois d’enquête au sujet de l’octroi par l’Assemblée régionale de Rodrigues en 2007, à l’époque où le Mouvement rodriguais était au pouvoir, de deux contrats de gardiennage, l’Independent Commission Against Corruption (ICAC) avait procédé en janvier l’année dernière à neuf arrestations, tous des hauts fonctionnaires de l’administration, dont deux Mauriciens. Parmi eux se trouvent un ancien Island Chief Executive sous l’administration du MR et aujourd’hui Head of Department dans une des commissions de l’Assemblée régionale, Joseph Ah-Leong Chang Siow ; le Head of Department à la Commission des Arts et de la Culture, le Mauricien Jacques Roger Rousseau ; le Head of Department de la Commission de l’Éducation, Christelle GrandCourt, dont l’époux avait déjà assumé les fonctions de commissaire à l’Infrastructure ; et Daniel Nima, membre du Departmental Tender Committee de la Commission de la Santé de Rodrigues. Les autres fonctionnaires poursuivis dans cette affaire sont Nathalie Roussety, Jean-Daniel Roussety, Rolanda Castelle, Marylaine Spévillle et Marie Noelette Spéville, qui occupent des fonctions de Finance Officer, Assistant Procurement and Supply Officer et Financial Operation Officer au sein de l’administration de l’ARR. Ils sont inculpés sous l’article 7 de la Prevention of Corruption Act, notamment une accusation de « public official using his office for gratification ». Chacun d’eux avait eu à fournir une caution de Rs 15 000 et signer une reconnaissance de dettes de Rs 50 000 pour retrouver la liberté provisoire après leur comparution devant la Cour de Rodrigues.
En 2007, une société gérée par un dénommé Giovanni Etienne, proche du Mouvement Rodriguais, s’était vu octroyer deux contrats de gardiennage alors que les procédures d’appels d’offres n’avaient pas été scrupuleusement suivies à la lettre. Dans cette affaire, le principal contentieux selon l’ICAC est que les offres soumises étaient “non-responsive” et auraient dû être éliminées car la société ne détenait pas les permis nécessaires pour les opérations relatives.