Vanessa Curpen, une mère d’une trentaine d’années, fait face à un deuxième procès pour la mort de son nouveau-né en 2007. Le Directeur des poursuites publiques (DPP) avait entamé des poursuites contre elle et son époux pour la mort d’un autre bébé en 2009. Elle avait tenté de brûler le nouveau-né avant de l’enterrer dans sa cour. Vanessa Curpen répond cette fois d’une charge de « wounds and blows causing death without intention to kill ». Selon sa version des faits, elle aurait accouché de l’enfant quand elle a fait une chute. Elle est défendue par Me Neelkanth Dulloo.
Vanessa et Indiren Curpen, parents de deux enfants, font déjà face à un procès en Cour intermédiaire pour la mort de leur bébé en 2009. Si dans un premier temps l’affaire avait été déférée aux Assises après l’enquête préliminaire en cour de Mapou, le bureau du DPP a finalement décidé de les poursuivre « for a lesser charge » en Cour intermédiaire.
Vanessa Curpen a comparu en cour mardi devant le magistrat Azam Neerooa pour l’affaire de 2007. La production des Diary Book Entries de la police est contestée par la défense, Me Dulloo estimant que sa cliente n’aura pas droit à un procès équitable. La poursuite, représentée par Chitra Servansingh-Bhuruth, souhaite quant à elle présenter ce document. Lors de la séance, le magistrat Neerooa a fait comprendre à l’avocat de la défense que la Cour ne pourra déterminer la crédibilité de ce document s’il n’est pas en sa possession. « If you challenge we will not know what is in the document, let it be produced then you decide whether to challenge the weight of it », a soutenu le magistrat. L’affaire a été renvoyée au 11 janvier pour permettre à Me Dulloo de prendre une décision.
Selon la version d’Indiren Curpen, il était à son lieu de travail quand sa femme l’aurait appelé pour lui informer que son bébé était mort. Une fois chez lui, sa femme aurait expliqué qu’elle avait fait une chute et l’enfant serait « sorti depi so lekor ». Vanessa Curpen avait été examinée par un médecin légiste qui avait confirmé que la femme venait effectivement d’accoucher. Selon l’époux, l’enfant était déjà mort à sa naissance.
Pour le second cas, dont le procès est toujours en cours, les faits remontent à mars 2009. Vanessa Curpen devait accoucher d’un petit garçon dans sa salle de bains. Sa belle-mère avait déclaré qu’elle avait vu Vanessa Curpen entrer dans la salle de bains avec un gros ventre et en ressortir sans signe visible de grossesse. La mère d’Indiren avait aussi avancé que son fils n’était pas à la maison quand cela s’est produit.
Quant à Vanessa Curpen, elle a affirmé n’avoir parlé de cela à personne dans un premier temps car elle avait peur de la réaction de sa belle-mère, vu qu’elle s’est retrouvée dans la même situation deux ans avant. Elle avait expliqué qu’elle avait commencé à avoir des vertiges et que son bébé est tombé dans un seau d’eau. Elle devait prendre le nouveau-né et l’envelopper dans une serviette. Le soir venu, cette employée d’usine avait expliqué à son mari que le décès de l’enfant est dû au fait qu’elle soulève des « balo ». Elle lui avait aussi dit qu’elle l’avait enveloppé dans une serviette et laissé dans la cuisine. Le lendemain, Vanessa Curpen avait pris le bébé et l’avait emmené à l’extérieur avant de mettre le feu à son corps. Mais comme il pleuvait ce jour-là, le corps du nouveau-né n’avait pas été complètement calciné. Elle l’aurait ramené à l’intérieur avant de l’enterrer dans le jardin le jour suivant.