Le magistrat Azam Neeroa, siégeant à la division criminelle de la Cour intermédiaire, a déclaré un policier non coupable dans une affaire de pot-de-vin vu que le plaignant était « peu crédible ». L’officier était accusé par un conducteur de lui avoir demandé Rs 500 pour ne pas le verbaliser.
Rapporté à l’Independent Commission Against Corruption (ICAC) pour avoir demandé un pot-de-vin à un conducteur, un policier a été trouvé non coupable par le magistrat Azam Neeroa. Le plaignant, qui conduisait une jeep remorquant une voiture, avait été pris en 2008 pour non respect du code de la route.
Le conducteur a expliqué à la cour que le policier l’avait arrêté le 27 mars 2008 pour avoir utilisé son téléphone portable en conduisant. Fait que le plaignant a nié. L’officier, a-t-il poursuivi, a toutefois vérifié le mobile et a ensuite fait le tour du véhicule. Il lui a alors fait remarquer l’absence de plaque « On Tow » sur la voiture qu’il remorquait.
Selon le conducteur, le policier lui aurait demandé Rs 500 pour ne pas le verbaliser et de venir déposer l’argent au poste de police de Midlands. Le plaignant a soutenu qu’il avait téléphoné dans l’après-midi à l’officier qui lui avait remis sa carte de visite. Il ne l’a cependant pas rencontré.
Un exercice d’identification a eu lieu à l’ICAC en février 2009. Parmi les trois personnes qui lui ont été présentées, le conducteur a déclaré : « Mo pann remark li ». Cependant, il a identifié l’officier une fois devant la cour.
Le magistrat Azam Neeroa considère donc que « the fact of the matter is that he (NdlR : le plaignant) has been shown to be so blatantly inconsistent and confused that the only reasonable conclusion reached is that the said witness is devoid of any credit usually attached to a fruitful and reliable witness ».