Le Directeur des poursuites publiques a institué une enquête judiciaire pour déterminer la cause de la mort d’Anand Kumar Ramdhony en cellule policière dans la nuit du 30 juillet 2011. Après l’audition du premier témoin, la magistrate Shefali Ganoo a effectué une visite de la cellule policière au poste de police de Rivière-du-Rempart.
L’enquête judiciaire sur la mort d’Anand Kumar Ramdhony en cellule policière a débuté hier devant la magistrate Shefali Ganoo à la Cour de district de Rivière-du-Rempart à Mapou. Ce père de famille était provisoirement accusé de « possession of stolen property » et la police avait objecté à sa mise en liberté conditionnelle. La mort de Ramdhony est survenue dans la nuit du 30 juillet 2011 au poste de police de Rivière-du-Rempart.
Le bureau du directeur des poursuites publiques est représenté dans cette enquête par Mes Abdool Raheem Tajoodeen et Ashwina Joree. Le constable Sookna a été appelé à donner sa version des faits. Il est celui qui a découvert le corps sans vie d’Anand Kumar Ramdhony. Le policier était de garde ce soir-là avec un autre collègue. Il a raconté avoir vu le détenu dans une position qui lui paraissait suspecte et que celui-ci n’a pas répondu quand il lui parlait.
Selon le PC Sookna, il avait un drap autour du cou et était attaché à l’autre extrémité à la porte de la cellule. Aux questions des avocats, le constable a affirmé que personne n’a eu accès aux cellules et a expliqué ne pas entendre tous les bruits de là où il était. La magistrate a demandé au policier si le drap était toujours sur le matelas quand il est entré dans la cellule. Le policier répondant par l’affirmative, a ensuite indiqué ne pas avoir vérifié cela. À une question de Me Niven Ramchurn, watching brief de la famille Ramdhony, sur une entry que le tissu autour du cou de la victime était un morceau du drap, le policier a répondu que le tissu était de la même couleur. « I assumed that it was from the cover on the mattress », a-t-il répondu.
Rappelons que la famille Ramdhony a également initié une plainte civile contre le Commissaire de Police (CP) et l’État leur réclamant Rs 45 millions de dommages. Les plaignants estiment que la police est responsable par négligence de la mort du détenu. Ils soutiennent que les policiers de garde ce soir-là auraient dû faire preuve de vigilance pour le respect du « general welfare ». Selon les plaignants, la police a failli à son devoir, et la mort en détention d’Anand Kumar Ramdhony est le résultat de leur négligence.