La cour intermédiaire a récemment blanchi Basantee Engutsamy, directrice de la bijouterie Divali Production et de la fonderie Gold Story Ltd, qui était accusée de recel d’objets en or. La magistrate Renuka Dabee a statué que le témoignage de son accusateur était « confusing and unreliable ».
Basantee Engutsamy a comparu dernièrement devant la magistrate Renuka Dabee siégeant en cour intermédiaire. La directrice de la bijouterie Divali Production et de la fonderie Gold Story Ltd était accusée de « knowingly receiving articles obtained by means of a misdemeanour » sous les articles 40 et 301 (1) du Code criminel et de « possession of property obtained by means of a crime » en vertu des articles 40, 301 (1) et 309 (1) du Code criminel. La vice-présidente de l’instance criminelle de la cour intermédiaire l’a trouvée non coupable des accusations logées contre elle.
La prévenue a déclaré lors d’une perquisition des limiers de la Criminal Investigation Division que « mo asté lor ek public parski mo ena permis avec Assay Office ». Basantee Engutsamy a en effet un permis pour acheter et vendre de l’or. Avec sa licence commerciale, elle opère des boutiques à Quartier-Militaire, Palma et Port-Louis.
Gold Story Ltd à Quartier-Militaire fond l’or achetée pour ensuite l’exporter vers la France sous forme de lingot. Quelque 100 souverains, 100 bracelets et des boucles d’oreilles ont été saisis lors de la perquisition. Sept personnes ont identifié leurs bijoux, mais elles n’avaient aucune preuve de propriété selon la constable Heeramun.
Basantee Engutsamy a expliqué que le nom du vendeur, son numéro de la carte d’identité nationale et d’autres informations sont inscrits sur les reçus. Le vendeur doit aussi déclarer, avec une signature, que les bijoux lui appartiennent ou qu’il a été dûment autorisé à les vendre.
La poursuite a appelé Madeven Ramsawmy, qui avait été condamné par la même instance en septembre 2006 à Eau-Coulée pour vol de bijoux. Il aurait vendu les objets volés à Basantee Engutsamy à Quatre-Bornes. Selon lui, la directrice lui aurait offert Rs 25 000 pour des bijoux qui valaient Rs 40 000. Il a déclaré qu’il les avait toutefois proposés à Rs 15 000. Il a nié avoir identifié la personne qui les a achetés et a soutenu n’être pas descendu de la fourgonnette ce jour-là.
Lors du contre-interrogatoire, Madeven Ramsawmy a précisé qu’il avait déclaré à la commerçante que les bijoux étaient à lui. Celle-ci ne lui aurait pas demandé de preuves.
La magistrate Renuka Dabee a statué que la poursuite n’a pu prouver la culpabilité de l’accusée « beyond reasonable doubt ». Selon elle, le témoignage de Madeven Ramsawmy est « confusing and unreliable ».