La magistrate Wendy Rangan, siégeant en cour intermédiaire, a trouvé Ilsad Roojee et Suress Daby coupables de trafic de Clonazepam. Le premier a été inculpé de « possession of dangerous drug (Clonazepam) for the purpose of delivering » et le second de « unlawful possession of dangerous drug (Clonazepam) ». Leur sentence sera prononcée ultérieurement.
Lors du procès, Ilsad Roojee avait plaidé non-coupable et Suress Daby, coupable. Les faits remontent au 26 décembre 2012. Des officiers de l’ADSU se sont rendus à rue Virgil Naz, Curepipe, en vue d’interpeller Suress Daby à son domicile. Ilsad Roojee, qui s’y trouvait, s’est enfui après avoir caché des boîtes contenant la drogue dangereuse derrière une structure en tôle. Toutefois les deux prévenus ont été maîtrisés. Ils ont ouvert les boîtes qui contenaient 73 comprimés de Clonazepam. Les deux accusés ont admis qu’ils n’avaient pas de prescription médicale pour ces comprimés. Ils ont été fouillés et les officiers de l’ADSU ont trouvé deux autres comprimés dans le blouson de Suress Daby, qui a répondu qu’il allait les consommer.
En cour, les officiers de l’ADSU ont nié la version des prévenus qui ont déclaré que Suress Daby avait été arrêté dans la rue avec les comprimés et conduit au bureau de l’ADSU où les officiers lui ont dit qu’il sera appelé comme témoin dans cette affaire et relâché s’il coopère. Les officiers ont également nié avoir écrit eux-mêmes les dépositions à être signées par les deux prévenus.
Pour sa défense, Ilsad Roojee a déclaré que c’est le frère de Suress Daby qui lui aurait remis ces comprimés en lui disant qu’un individu viendrait les récupérer par la suite. En contrepartie de ce service, Ilsad Roojee aurait reçu cinq comprimés pour sa consommation personnelle. Ilsad Roojee a aussi soutenu que les officiers n’ont rien trouvé sur lui et qu’il a été relâché après avoir passé quelque temps au bureau de l’ADSU.
Dans son jugement, la magistrate Wendy Rangan a estimé que la poursuite n’avait pas à fournir beaucoup de preuves vu qu’Ilsad Roojee a admis qu’il avait en sa possession des comprimés qu’il devait remettre à un acheteur potentiel. Ilsad Roojee a ainsi été trouvé coupable de « possession of dangerous drug for delivery ». Quant à Suress Daby, la magistrate a considéré que les comprimés cachés chez lui appartenaient à son frère. En s’appuyant sur les dépositions des officiers de l’ADSU, elle a conclu que Suress Daby avait pris les comprimés de son frère pour les remettre à Ilsad Roojee. Le deuxième accusé a été trouvé coupable de « unlawful possession of dangerous drug ».