Un chauffeur, employé chez Richfield Tang Knits Ltd, avait été accusé de s’être approprié une pompe à eau qui ne lui appartenait pas. Cependant la magistrate A. Hamuth, siégeant en cour de Pamplemousses a décidé d’acquitter l’employé faute de preuves concrètes de la part de la poursuite.
Les faits se seraient produits le 25 juillet 2009. Le directeur de la compagnie Richfield Tang Knits Ltd aurait aperçu le chauffeur du minibus stationné dans un parking à Riche Terre. Le directeur l’aurait alors questionné sur sa présence à ce moment et ce dernier semblait stressé. Le directeur aurait alors aperçu une pompe à eau dans le minibus qui selon lui devait se trouver dans un camion de la compagnie. Questionné sur la provenance de cette pompe à eau, l’employé devait répondre qu’elle appartenait à son père et non à la compagnie. Le directeur aurait alors réquisitionné la pompe à eau pour vérifier si elle n’appartenait pas à la compagnie. Après vérification, le numéro de série concordait avec celui marqué dans un reçu de la compagnie. Le directeur aurait tout de suite consigné une déposition à la police. L’accusé pour sa part a nié les accusations portées contre lui et a déclaré qu’il s’était entretenu avec un autre employé de la compagnie pour lui obtenir une pompe à eau. L’employé l’aurait alors contacté deux semaines plus tard pour lui dire de passer prendre la pompe à eau dans un minibus de la compagnie. Dans son jugement, la magistrate Hamuth a pris en compte le fait que l’accusé n’a pas nié avoir eu en sa possession une pompe à eau mais ne savait pas qu’elle avait été extirpée illégalement de la compagnie. Elle a entendu le directeur de la compagnie qui a affirmé avoir trouvé l’accusé en possession de la pompe à eau mais ne pouvait répondre comment elle se trouvait là. La magistrate a trouvé que la poursuite n’avait pas de preuves concrètes concernant le vol de la pompe à eau vu qu’il n’y a aucun élément démontrant que c’est bel et bien l’employé qui avait volé cet appareil.