Jessica Marie Michèle Tuyau a déposé une plainte devant le greffier de la cour intermédiaire à l’encontre de Jean-Claude Barbier. La fille du chef inspecteur Tuyau réclame en effet Rs 500 000 au député MMM pour des propos qu’elle juge « diffamatoires » et qui portent atteinte à son intégrité. L’affaire sera appelée le 6 juin.
Jessica Marie Michèle Tuyau, employée à la Mauritius Society of Authors (MASA), a entré une plainte au civil rédigée par son avoué Me Pazhany Rangasamy contre le parlementaire et député du MMM Jean-Claude Barbier. La plaignante, qui est la fille du chef inspecteur Hector Tuyau, lui réclame Rs 500 000 de dommages et intérêts pour « diffamation » dans une interview que l’intéressé a accordée à un quotidien. L’affaire sera appelée le 6 juin devant l’instance civile de la cour intermédiaire et sera débattue par Me Nilen Vencadasmy.
La plaignante estime que les propos tenus par le député mauve de la circonscription No1 (Grande-Rivière-Nord-Ouest / Port-Louis Ouest) porte atteinte à sa personne et à sa réputation. Dans l’interview en question, Jean-Claude Barbier –  également membre du board de la MASA – dit à propos de Jessica Tuyau que son statut d’employée n’est « pas clair ». Le député mauve avait soutenu qu’elle avait démissionné de ses fonctions en 2008, mais que la lettre de démission avait disparu du dossier. Le membre du board de la MASA avait déclaré que les procès-verbaux montrent que la plaignante avait soumis sa démission.
Or, l’intéressée explique qu’elle avait pris un congé sans paie pour une durée d’un an début 2009, et ce afin de poursuivre ses études en Australie. Néanmoins, elle est rentrée au pays faute de pouvoir s’adapter au quotidien australien. La plaignante a ensuite regagné son poste pour être promue en mai 2009, passant de « helper » à « customer service officer » de la MASA, tout en poursuivant ses études en management à temps partiel à l’Université de Maurice.
La fille du chef inspecteur – Tuyau estime que les propos de Jean-Claude Barbier laisse à penser qu’elle aurait retiré ce qu’il dit être une lettre de démission de son dossier, laissant dès lors supposer qu’elle ne serait pas digne de confiance. Or, insiste la plaignante dans sa plainte, elle n’a jamais envoyé pareille lettre.
La jeune femme soutient que l’article est hautement diffamatoire et que les mots utilisés à son propos sont « vile, vicious, malicious and were made with the intention to be little the plaintiff in the eyes of the public at large ». Pour la plaignante, le député de l’opposition visait à porter atteinte à son intégrité professionnelle en tant qu’officier de la MASA et de ternir sa réputation. Une « faute » qui lui aurait occasionné, dit-elle encore, des dommages moraux, ajoutant pour conclure qu’elle en « a souffert et souffre toujours ».