L’ex-ministre de la Santé Maya Hanoomanjee s’est présentée ce matin devant le magistrat Daniel Dangeot à la suite de la conclusion du DPP sur le dossier de l’enquête qu’a mené l’ICAC concernant les conditions dans lesquelles le prix du rachat par le gouvernement de l’ancienne clinique MedPoint avait été revu à la hausse. Il s’agissait pour la cour de Port-Louis de remplir une formalité visant à rendre effective cette conclusion qui consistait à ce que l’accusation soit rayée.
Maya Hanoomanjee était accompagnée aujourd’hui de Me Yayiah Nazroo, un des avocats qui a assuré sa défense et Me Dia Ghose (avouée). L’ancienne ministre de la Santé avait également retenu les services de Me Rishi Pursem (SC). Après cet exercice qui a duré seulement quelques secondes, la députée de l’opposition a déclaré au Mauricien être « très soulagée » du fait qu’elle n’avait plus à répondre à une accusation. « Je ressens toutefois toujours une certaine amertume envers l’ICAC qui m’a arrêtée pour rien. Heureusement, qu’après avoir analysé tous les faits, le DPP a conclu qu’il n’y avait rien qui justifierait que je sois poursuivie. »
Maya Hanoomanjee dit envisager l’avenir avec sérénité. Elle quitte le pays mercredi pour rejoindre sa fille en Angleterre qui donnera sous peu naissance à un bébé qui, soutient-elle, « me porte chance avant même d’avoir vu le jour ».
Pas plus tard que la semaine dernière, soit la veille de la publication de l’analyse du DPP Satyajit Boolell, Maya Hanoomanjee, qui recherchait une autorisation du tribunal pour pouvoir quitter le territoire, a eu à verser une caution de Rs 25 000 pour pouvoir être auprès de sa fille. Une seconde condition avait été imposée par le magistrat : une fois rentrée, elle devra en informer la cour. Elle avait d’ailleurs communiqué au magistrat Dangeot la date de son retour au pays, soit le 3 juin.
Le DPP Satyajit Boolell a passé en revue toutes les interventions de Maya Hanoomanjee qui avaient trait à l’ancienne clinique. Nommée ministre de la Santé dans le gouvernement issu des élections générales de 2010, elle a piloté la réalisation du projet du gouvernement de créer un National Geriatric Hospital. Le DPP avait noté qu’il y avait eu beaucoup de spéculations sur ce qu’aurait déclaré l’ancienne ministre ; il n’y avait cependant pas de preuves suffisantes établissant qu’elle aurait commis quelque délit. Pour Me Boolell, elle est donc à l’abri de tout procès.