Poursuivi sous une charge de « drug dealing with aggravating circumstances », Jean Gilbert Landinaff a été condamné hier à quatre ans de prison par la magistrate Wendy Rangan, siégeant à la cour intermédiaire. Cet habitant de Richelieu avait en sa possession 4,32 grammes de cannabis le jour de sa comparution en cour, en février 2012, pour une autre affaire criminelle.
Jean Gilbert Landinaff, détenu à la prison de Beau-Bassin, comparaissait en cour intermédiaire le 17 février 2012 pour une autre affaire quand un des policiers qui le surveillait l’a emmené dans la search room pour effectuer une fouille avant leur retour à la prison. Lorsqu’il a été demandé à l’accusé d’ouvrir la bouche, celui-ci a hésité en tentant de cacher un petit colis qui s’y trouver. Or, le paquet devait tomber. En l’ouvrant, les officiers ont découvert des feuilles de cannabis.
Jean Gilbert Landinaff a cependant déclaré avoir trouvé ce colis dans la cour. L’accusé n’a consigné aucune déposition, mais a déposé sous serment en cour. Il a soutenu hier avoir passé un bon bout de temps en prison. Il a aussi précisé ne pas être un vendeur de drogue et n’avoir jamais été impliqué dans un trafic. Il a ajouté qu’il souhaite tout simplement retrouver sa famille.
Dans son ruling, la magistrate Rangan a souligné que comme cette affaire s’est déroulée dans une search room, il est impossible qu’un autre prisonnier ait pu y déposer le paquet de cannabis. La cour a aussi trouvé que l’argument de Jean Gilbert Landinaff concernant le fait qu’il n’a jamais été impliqué dans un trafic de drogue ne tient pas. Il a en effet été condamné en 2009 pour une affaire de drogue.
La magistrate a aussi déclaré que « whilst the evidence led from by the prosecution establishes beyond reasonable doubt that the accused was in possession of 4.32 g of Cannabis within the premises of the prison, the prosecution has failed to establish beyond reasonable doubt that the drug was for the purpose of distribution ». La cour a cependant trouvé Jean Gilbert Landinaff coupable de « possession of dangerous drugs with aggravating circumstances ». Il écope ainsi d’une peine de prison de quatre ans.