Mes Rex Stephen et Ashwin Kandhai, les avocats de Diop Kondo Bhoyroo, qui répond d’une charge de « using a firearm to resist arrest » devant la Cour intermédiaire, ont demandé plusieurs documents à la poursuite. Me Madeven Armoogum a affirmé qu’il fera le nécessaire. Les débats sur la remise en liberté conditionnelle du prévenu seront entendus le vendredi 23.
Diop Bhoyroo a comparu hier devant le magistrat Raj Seebaluck représenté par ses avocats Mes Rex Stephen et Ashwin Kandhai. La poursuite est représentée par le State Counsel Me Madeven Armoogum.
Me Rex Stephen a demandé plusieurs documents au représentant du directeur des poursuites publiques (DPP), notamment la liste de ceux qui ont participé à l’arrestation de Diop Bhoyroo et les équipements utilisés durant l’opération. Me Armoogum a expliqué que certains documents ont déjà été communiqués à la défense et qu’il fera le nécessaire pour les autres. Il a alors demandé un renvoi pour accéder à la requête de l’avocat du prévenu.
Le magistrat Raj Seebaluck a fait savoir qu’il n’avait pas de date disponible jusqu’à la fin de l’année. La prochaine audition a été fixée au lundi 9 janvier. Les avocats de l’aîné des “jumeaux” ont alors demandé la liberté conditionnelle de leur client. Me Madeven Armoogum a expliqué que la poursuite objecte à cette demande. La Cour intermédiaire entendra les débats sur la bail motion le vendredi 23.
Le 30 octobre 2008, Diop Kondo Bhoyroo est arrêté à Bois-des-Amourettes après un échange de coups de feu. Un revolver de la marque Astra calibre 22 et des balles sont trouvés en sa possession.
Diop Bhoyroo et son frère Yannick ont été innocentés sous la charge de séquestration et deux chefs d’accusation de wounds and blows sur Jeff Norbert Euphigène le 12 avril. Le témoin principal et présumée victime s’est désisté en disant qu’il avait tout oublié et qu’il suit des traitements psychiatriques à la prison de Beau-Bassin depuis plusieurs années.
Le 31 mai, les deux frères sont de nouveau acquittés, cette fois par le magistrat Azam Neerooa. La Cour a statué que Johnny Christophe Antoinette, victime présumée, n’est pas un témoin fiable. Diop Bhoyroo était accusé sous quatre charges : (1) Possession of a firearm without a licence, (2) possession of ammunitions without a licence, (3) sequestration et (4) assault. Il y avait huit personnes sur le banc des accusés.