Le ministre Nando Bodha abandonne son procès de diffamations intenté en 2012 contre le président du Parti Travailliste, Patrick Assirvaden. Nando Bodha réclamait Rs 10 millions à Patrick Assirvaden dans l’affaire du bois de rose malgache. À l’appel de l’affaire en cour suprême devant le Juge Benjamain Marie Joseph le jeudi 13 juin 2019, les deux parties ont informé à la cour qu’ils ne souhaitent plus aller de l’avant avec cette affaire, souhaitant conjointement qu’elle soit rayée « with no order as to cost ».

« The Defendant avers that such statements were not made with a calculated intention to bring disrepute to the character, honour and reputation of the Plaintiff. In any event, should those statements have caused any prejudice to the plaintiff, it is regretted », a déclaré l’avocat de Patrick Assirvaden Me Rajesh Unnuth.

Cette affaire qui remonte à 2012 a pour toile de fond la saisie de six conteneurs au port contenant de l’essence de bois de rose en juin 2011. Un parlementaire malgache est appréhendé dans la Grande-Ile pour sa participation dans un trafic de bois de rose, une essence sous haute protection des autorités malgaches. Entre-temps, à Maurice, le nom d’une personnalité politique locale est cité comme faisant partie de la connexion.

Répondant à une question de la députée rouge Stéphanie Anquetil le 15 mai 2012, le Premier ministre d’alors, Navin Ramgoolam, avait fait laissé entendre que la Commission anticorruption de Madagascar étant en possession d’une bande sonore impliquant un politicien mauricien. Quatre jours plus tard, Patrick Assirvaden avait lors de sa conférence de presse soit le samedi 19 mai 2012, avait lancé à plusieurs reprises « misie bwa re roz » et devait insinuer que le politicien mauricien impliqué était Nando Bodha.

Nando Bodha avait alors saisi la Cour suprême, déclarant s’être senti diffamé par les propos de Patrick Assirvaden du 19 mai 2012 et réclamait 10 millions de roupies de dommages à ce dernier.