La magistrate Padmini Mauree, siégeant en cour de Rose-Hill, a trouvé coupable un homme d’insultes en public à l’encontre d’une jeune fille de 18 ans. L’alibi de l’accusé selon lequel la jeune femme aurait fait de fausses allégations contre lui parce qu’il était en mauvais termes avec sa mère a été rejeté par la magistrate.
L’accusé faisait face à une accusation de « wilfully and unlawfully making use of abusive language not carrying with it an imputation of fact made use of in public to the address of the complainant […] on November 5, 2012 at Remono St, Rose Hill in breach of section 296 (b) of the
Criminal Code. » Il avait plaidé non coupable dans cette affaire. Pour sa défense, l’accusé devait soutenir qu’il n’avait pas insulté la jeune femme lorsqu’il l’avait vue en compagnie d’une personne dans une succursale d’Emtel à Rose-Hill et que cette dernière avait consigné de fausses allégations contre lui parce qu’elle savait qu’il n’était pas en bons termes avec sa mère qui n’arrêtait pas d’émettre de fausses plaintes contre lui à la police.
Selon la jeune victime, le jour des faits allégués, elle sortait de l’école et allait à une station de taxis quand l’accusé, qui se trouvait non loin d’elle, l’aurait regardée d’un ton menaçant et l’aurait insultée en public. Selon elle, de nombreux piétons ont vu la scène, ce qui l’aurait « humiliée ». Lors de son contre-interrogatoire, elle devait affirmer qu’elle ne se trouvait pas près d’une succursale d’Emtel ce jour-là, mais bien près d’une station de taxis à Rose-Hill en compagnie d’amis. Elle devait nier avoir consigné de fausses allégations contre l’accusé parce qu’elle savait qu’il n’était pas en bons termes avec sa mère.
Quant à l’accusé, il devait indiquer que ce jour-là, il était en compagnie de son père qui était sorti d’hôpital et devait se rendre dans une succursale d’Emtel pour acheter une carte. Alors qu’il attendait son tour, il avait vu la jeune femme en compagnie d’un jeune homme. Il a ajouté que la défense avait en sa possession des caméras de surveillance au bâtiment du NPF pour prouver ses dires. Dans son jugement, la magistrate s’est dite satisfaite des déclarations de la victime du fait que l’accusé l’aurait insultée en public près d’une station de taxis à Rose-Hill. La magistrate n’a pas trouvé convaincante la déclaration de l’accusé selon laquelle il l’aurait vue au bâtiment du NPF le jour des faits allégués. De plus, les affirmations de l’accusé selon lesquelles la défense avait en sa possession des caméras de surveillance n’ont pas été portées comme preuve en cour. La magistrate, notant quelques contradictions dans les dépositions de l’accusé et le fait que son alibi ne tenait pas la route, a décidé de donner gain de cause à la victime.