Poursuivie pour « assault with aggravating circumstance », Sheila Mustafa a comparu hier devant la cour de district de Rose-Hill. Mais devant les hésitations et oublis de la plaignante, elle a été acquittée par la magistrate Meenakshi Bhogun-Ramjutton.
Sheila Mustafa était accusée d’agression avec circonstances aggravantes sous l’article 228 (1) du Code criminel. Elle a plaidé non-coupable devant la cour de district des basses Plaines-Wilhems à Rose-Hill et a retenu les services de Me Hamid Jaggoo. La magistrate Meenakshi Bhogun-Ramjutton l’a trouvée hier non-coupable.
Selon l’acte d’accusation, l’incident se serait produit le 6 mars 2008. La police reprochait à Sheila Mustafa d’avoir infligé des coups et blessures à Bibi Nazirah Mustapha, causant chez elle une incapacité pendant une période de plus de 20 jours.
Une Police Form 58 a été présentée durant le procès par la poursuite. Le Police Constable (PC) Larubarbe, qui avait consigné la déposition de l’accusée le 15 mars 2008, a été appelé à la barre des témoins. Contre-interrogé, le policier a affirmé que l’incident allégué s’est produit le 6 mars 2008 et que la plaignante a donné sa déclaration quatre jours après. Le PC Larubarbe a en outre confirmé que le 7 mars 2008, l’accusée avait rapporté un cas de vol et de dommages à la propriété impliquant l’époux de la plaignante.
Appelée à témoigner, Bibi Nazirah Mustafa a affirmé avoir été agressée par Sheila Mustafa. La plaignante a ajouté qu’elle a eu un doigt fracturé après cet incident.
La magistrate Meenakshi Bhogun-Ramjutton a relevé que la poursuite n’a pu prouver la culpabilité de Sheila Mustafa. Elle a soutenu que la plaignante était hésitante et qu’elle n’a pu expliquer les circonstances qui ont mené à l’agression. En outre, Bibi Nazirah Mustapha n’a pu donner de précisions sur l’agression : malgré les questions posées, elle n’a pu pas raconter l’incident.
La cour de Rose-Hill a statué que « this leaves room for doubt as to whether the whole story has not been concocted by her ». La magistrate Meenakshi Bhogun-Ramjutton a ajouté que « I therefore find the evidence of the complainant as to the actual facts so scanty and so tainted with suspicion, that it is totally unreliable and therefore no credit can be given thereto ».