Le Dr Fazlur Rehman Jaufeerally, employé comme “Senior Specialist” en médecine interne, réclamait des dommages de Rs 5 M au ministère de la Santé. Celui-ci avait déclaré le poste du spécialiste vacant après que le Dr Fazlur Rehman Jaufeerally avait décidé de rester pendant deux ans à Singapour. La juge Nirmala Devat a rejeté sa demande, concluant que le plaignant n’avait montré aucun intérêt pour reprendre son poste.

Le 8 janvier 1999, le Dr Fazlur Rehman Jaufeerally, spécialiste en médecine interne, avait fait une demande pour un “leave without pay” de deux ans. Faute d’une réponse favorable, il devait changer d’avis et demander un congé sans rémunération pour trois mois, évoquant des raisons personnelles. Le médecin voulait se rendre à Singapour pour évaluer la situation avant de décider d’y rester. Après trois mois à Singapour, il a décidé de prolonger son séjour pour deux ans. Le ministère lui avait alors fait comprendre que son absence allait être considérée comme un congé sans permission et qu’il allait déclarer le poste vacant. Dans une lettre datée le 15 juin 1999, le plaignant avait informé le “Permanent Secretary” du ministère qu’il ne pouvait pas reprendre ses fonctions pour des raisons personnelles et qu’il était en train d’acquérir de nouvelles compétences et connaissances qu’il souhaitait partager avec ses collègues mauriciens pour le bénéfice des patients. Pendant qu’il travaillait à Singapour, il y avait un échange de correspondances entre le bureau du secrétaire permanent et lui-même entre juin 1999 et février 2005 concernant son absence non autorisée de son poste de spécialiste à Maurice et le fait qu’il ne reprenait pas ses fonctions en dépit de plusieurs demandes. Selon le plaignant ce n’est qu’en 2005, lorsqu’il a fait sa demande pour une retraite prématurée qu’il devait apprendre que son poste avait été déclaré vacant. Dans sa plainte, le médecin évoque une rupture de contrat et un abus de droit.

La juge Nirmala Devat a cependant conclu que le Dr Fazlur Rehman Jaufeerally avait fait le choix de rester à Singapour pour travailler et que la démarche du ministère de la Santé était justifiée.