Cour suprême

Ils ont été condamnés, le 6 février 2018, à purger trois ans de prison chacun sous des accusations d’association des malfaiteurs et possession d’armes. Mohammad Riyaad Peerbocus et Mohammad Rushdi Soossar, deux membres du gang des « enfants terribles », demandent à la Cour suprême de revoir leurs peines de prison respectives.

En prison actuellement, les deux hommes ont présenté, par le biais de leurs conseillers légaux, une motion en Cour suprême la semaine dernière en vue de revoir à la baisse leur peine de prison. Leur motion est dirigée contre l’État et le Commissaire des prisons. Mohammad Riyaad Peerbocus, détenu à la prison de Melrose, et Mohammad Rushdi Soossar, incarcéré à celle de Petit-Verger, sont représentés par Me Jenny Mootealloo et l’avouée Sobhadevi Toolsee-Jaunky.

Dans leur affidavit, les deux condamnés avancent qu’ils avaient fait appel de leur condamnation. Un appel qui a été rejeté le 15 février 2019. Ils avaient alors été informés qu’ils seraient libérés le 1er février 2021. Toutefois, ils se sont rendu compte que le temps passé en détention, en attendant leurs procès en appel, n’a pas été déduit de leur peine, soutenant avoir droit à une remise de peine à 80% du temps passé en détention.

L’État et le Commissaire des prisons, donnant la réplique aux condamnés, ont avancé en cour que le temps passé par les deux détenus en détention policière a été déduit de leur peine par la Cour intermédiaire, soit sept jours pour Mohammad Riyaad Peerbocus et 11 pour Mohammad Rushdi Soossar. Ils ont soutenu que les deux ont obtenu une réduction de peine d’un mois chacun par la Commission de pourvoi en grâce.

Les deux hommes ont fait face à la justice après avoir été interpellés par la police, à bord de leur véhicule, avec plusieurs armes, dont des samouraïs et des sabres. La police les soupçonnait d’agresser des personnes contre paiement. Les délits avaient été commis en 2009 à Port-Louis.