Plus d’un an après son départ forcé de l’organisme, l’ancien directeur de la Tertiary Education Commission, le Dr Praveen Mohadeb, lui a servi une mise en demeure réclamant des dommages de Rs 200 M. Le Dr Mohadeb explique dans sa plainte qu’en février 2013, il avait été forcé à prendre la retraite alors qu’il est seulement âgé de 56 ans et n’a jusqu’ici pas encore perçu sa pension et les indemnités qui lui sont dues à la retraite. C’est une affaire de conflits d’intérêts qui avait provoqué le départ du Dr Praveen Mohadeb. « Plaintiff avers that the Defendant is continuing to harass him financially and morally by not releasing the payments and other benefits due to him », soutient la plainte.
Dans sa plainte, le Dr Mohadeb soutient qu’il s’est joint au secteur public en 1975 et jouit d’une bonne réputation auprès de sa famille et autres personnes qui le côtoient. Le document fait état des qualifications de l’ancien directeur de la TEC ainsi que de son parcours dans le domaine académique. Il s’est joint à la TEC en 1991 en tant que Financial Controller et Head of Finance et devait être nommé Executive Director en 2009 pour un contrat de trois ans bien qu’il fût un permanent et pensionable officer of the defendant.
Le Dr Praveen Mohadeb a été suspendu de ses fonctions de directeur de la Tertiary Education Commission (TEC) le 14 novembre 2012 après une réunion convoquée d’urgence. On lui reprochait d’avoir été mêlé à plusieurs polémiques touchant au secteur tertiaire, dont dans une enquête de l’Independent Commission Against Corruption (ICAC) sur une affaire d’allégations de conflit d’intérêts concernant le Mauras College of Dentistry – il avait siégé sur un comité international alors que sa fille y était étudiante –, et à l’affaire de reconnaissance des diplômes de l’Eastern Institute. Le comité disciplinaire, présidé par la vice-présidente de la Cour intermédiaire Renuka Dabee assistée d’un expert en ressources humaines et d’un ex-secrétaire parlementaire, avait trouvé le Dr Praveen Mohadeb « coupable de toutes les accusations ». Selon ce comité, l’ancien directeur de la TEC a dissimulé certains faits au Conseil d’administration, bien qu’il eût reçu un avertissement formel de l’ICAC pour sa participation à cet International Monitoring Committee sur Mauras en 2008. Or, soutient-il, c’est sur l’insistance de la TEC qu’il aurait accepté de présider ces trois réunions. « Dans l’affaire du collège Mauras, j’avais été appelé à remplir le poste d’Officer in Charge en l’absence des directeurs et autres chefs de département. Le ministère avait à ce moment-là demandé que la TEC gère un comité à Mauras. Je leur avais écrit pour leur faire part du fait que ma fille et mon neveu étaient étudiants à ce collège. Le DPP lui-même a trouvé qu’il n’y avait aucune raison de poursuivre cette affaire », souligne le Dr Mohadeb. « Plaintiff avers that Defendant has not acted independently and autonomously but has allowed itself to be used as a vehicle to implement a hidden agenda and has used a colourable device in the form of a retrial to harass and belittle him and cause great prejudice to him by retiring him ». Le Dr Mohadeb revient sur les nombreuses pertes qu’il a subies quand il a été forcé de partir à la retraite. « Plaintiff avers that he has been caused to retire at the age of 56 thereby foregoing his legitimate earning capacity and eligibility for full pension (400/600 months) with defendant as would have been till the age of 65 years », souligne-t-il. Le Dr Praveen Mohadeb souligne n’avoir pas encore perçu sa pension et les indemnités qui lui sont dues à la retraite et réclame donc Rs 200 millions de dommages à la TEC.