Une femme condamnée à une amende de Rs 5 000 en cour de District de Pamplemousses pour avoir lancé des insultes à une autre personne le 16 février 2012 a vu son appel en Cour suprême rejeté.
L’appelante soutenait que la police n’avait pas donné un compte rendu exact des mots qu’elle avait utilisés et que certains d’entre eux avaient été mal traduits lors de la transcription en Cour. Selon elle, le magistrat qui avait donné la sentence n’aurait pas dû négliger ce détail qui a donné une autre envergure au procès. Les juges Prithviraj Fekna et Bobby Madhub ont rejeté sa demande, indiquant que la langue créole est elle-même toujours en quête d’une grammaire et que le fait que sa déposition eut été retranscrite de façon différente ne changeait rien à la signification de l’expression qu’elle avait utilisée pour insulter l’autre personne. « It is an established principle that the process of giving evidence in court should not be turned into a test of memory. We would add to it that, where words which have been uttered by an accused party in creole are the basis of a charge, the evidence given in that connection should not be made to sound like an exercise in the precise use of specific words. Creole is a dialect which is still in the process of developing its own grammar and, in particular, swear words pronounced in Creole have the uncanny quality of being very flowery. If the average Mauritian citizen were to read the three renderings of the impugned words, he would certainly not discern any real difference in meaning ».