Sharris Sumputh lors de sa comparution en cour de Pamplemousses en février 2018

Le Directeur des poursuites publiques a déposé des charges formelles contre le propriétaire de la discothèque Xindix, Sharris Sumputh, et sa petite amie, Karen Kolandavaloochetty. Tous deux avaient été arrêtés en septembre 2018 avec 7 g de haschich d’une valeur de Rs 21 000 et 52 g de LSD lors d’une perquisition à leur domicile à Curepipe.

Sharris Sumputh et sa compagne, en détention depuis plus de 10 mois, demandaient la liberté conditionnelle. Ils sont poursuivis pour possession de drogue avec intention de vendre. Les représentants légaux du bureau du Directeur des poursuites publiques et du commissaire de police s’opposaient à l’idée que le couple soit relâché sous caution. Le 30 mai 2019, la Bail and Remand Court s’était aussi opposée à ce que Sharris Sumputh soit relâché. Même scénario pour sa compagne qui avait saisi la Cour suprême.

Ainsi le magistrat avait lancé un ultimatum à la poursuite pour déposer des charges formelles avant le 29 août. Car au cas contraire, le prévenu serait libéré s’il était capable de s’acquitter d’une caution de Rs 300 000 et de signer une reconnaissance de dettes de Rs 500 000. Le policier en charge de l’enquête avait indiqué en cour que la copine de Sharris Sumputh avait reconnu que la drogue lui appartenait. Le prévenu avait, pour sa part, nié les accusations portées contre lui dans ses dépositions à la police. La police avait aussi état de la possibilité que la compagne récidive, rappelant qu’elle avait déjà été arrêtée en février 2018 avec de la drogue. Cinq témoins ont été assignés à ce procès qui sera appelé proforma le 23 juillet.

Le 4 septembre 2018, la division centrale de l’Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU) avait découvert 7 g de haschich d’une valeur de Rs 21 000 et 52 g de LSD lors d’une perquisition à leur domicile à Curepipe. La copine qui s’y trouvait aussi avait été arrêtée. En février de la même année, le couple avait été arrêté dans un établissement hôtelier à Balaclava. Lors de leur arrestation, 49 comprimés de Tramadol et 12 cachets de Nervigen avaient été saisis dans la chambre dans laquelle ils se trouvaient.