Les syndicalistes Atma Shanto, Fayzal Ally Beegun, Jane Ragoo, Reeaz Chuttoo, Deepak Benydin, Toolsyraj Benydin, Rashid Imrith et Ashok Subron avaient été condamnés par la Cour industrielle à une amende de Rs 2 000 pour avoir manifesté illégalement devant le bureau du Premier ministre le 20 décembre 2006. Ils avaient interjeté appel. Lors de la clôture du procès lundi en Cour suprême devant les juges Asraf Caunhye et Nirmala Devat, l’homme de loi des syndicalistes, Me Rex Stephen, a soulevé plusieurs points selon lesquels la décision de la Cour industrielle était excessive. La Cour d’appel fera bientôt connaître sa décision.
La magistrate Nadjiyya Dauhoo, qui avait présidé cette affaire devant le tribunal de Port-Louis, avait trouvé les syndicalistes coupables d’avoir manifesté illégalement devant le bureau du Premier ministre (PMO) le 20 décembre 2006. Fayzal Ally Beegun, Atma Shanto, Jane Ragoo, Reeaz Chuttoo, Toolsyraj Benydin, Deepak Benydin, Rashid Imrith et Ashok Subron avaient été condamnés à payer une amende de Rs 2 000. Mais ils ont décidé d’interjeter appel de ce jugement en Cour suprême.
En cour, ils ont indiqué que ce jour-là, ils réclamaient une rencontre avec le Premier ministre pour discuter du sort des employés de l’ancienne Development Workers Corporation (DWC).
Certains employés de l’ex-DWC avaient observé une grève de la faim pour dénoncer la fermeture de cet organisme. C’est dans ce contexte que les syndicalistes se sont rencontrés devant le Bureau du Premier ministre pour solliciter une audience avec Navin Ramgoolam sur le sort des grévistes. Toutefois, devant le Bâtiment du Trésor qui abrite le PMO, d’autres dirigeants syndicaux s’étaient déjà regroupés, certains brandissant des pancartes. Les huit syndicalistes avaient pourtant insisté qu’ils n’avaient nullement l’intention de tenir une manifestation illégale devant le PMO et que leur unique motivation était d’avoir un entretien avec le Premier ministre. Leur version n’avait pas convaincu la magistrate Nadjiyya Dauhoo. Après avoir écouté tous les témoins, elle a trouvé que les huit syndicalistes ont tenu un rassemblement illégal comprenant 150 personnes environ. La cour avait conclu que ce jour-là ils ont scandé des slogans hostiles au gouvernement et ont bloqué la circulation. Des éléments de la Special Supporting Unit (SSU) avaient été mandés sur les lieux, car les manifestants voulaient faire irruption dans les locaux du PMO.
Les syndicalistes ont décidé d’interjeter appel pour contester le verdict rendu par le tribunal de Port-Louis, les condamnant chacun à une amende de Rs 2 000. L’appel avait été logé l’année dernière en avril. Les débats autour du procès ont pris fin lundi, soit plus d’un an après, avec la plaidoirie de Me Res Stephen qui s’est attardé sur ce qui s’est passé ce jour-là et le verdict jugé injuste prononcé par le tribunal de Port-Louis.
À noter que seul Toolsyraj Benydin s’était acquitté de cette amende car il devait effectuer un voyage en Inde. Les juges Asraf Caunhye et Nirmala Devat feront bientôt connaître leur décision.