Lalji Hamir Tank, un ressortissant indien de 44 ans, fait face à un procès en Cour intermédiaire pour escroquerie. Il se retrouve sur le banc des accusés en compagnie de deux autres personnes pour avoir détourné Rs 35 M sur la vente d’une propriété immobilière. Il lui est reproché de s’être fait passer pour l’actionnaire d’une compagnie et d’avoir falsifié des documents pour vendre ladite propriété à une famille sans autorisation. Le ressortissant indien voulait se rendre en Inde pour s’occuper de sa mère souffrante, une requête qui a été rejetée en Cour intermédiaire la semaine dernière.
Ce cas d’escroquerie avait été rapporté en février 2016. Un ressortissant indien de 59 ans, habitant de Mon Plaisir, avait déclaré à la police qu’en 2007, son épouse et lui avaient investi dans la société locale, La Grace Inc Ltd, située à Grand-Baie. Ils ont été nommés actionnaires avec deux autres partenaires. Cette même compagnie avait acheté des lopins de terre, dont un de cinq arpents et 52 perches, à La Salette ainsi que des propriétés immobilières. Cependant, le 15 janvier dernier, le dénommé Lalji Halir Tank, un ressortissant indien ne possédant aucun droit sur leur société, s’était fait passer pour l’un des actionnaires de La Grace Inc Ltd, sans son autorisation, et avait alors falsifié des documents, dont la Letter of Attorney, pour pouvoir vendre une propriété immobilière en janvier 2016. Il avait obtenu Rs 6 M de commissions pour le transfert des biens mais il est soupçonné d’avoir escroqué une somme d’un montant de Rs 35 M. Il avait été appréhendé à l’aéroport Sir Seewoosagur Ramgoolam le dimanche 7 février alors qu’il tentait de quitter le pays, et a aussitôt été placé en détention policière.
Lalji Halir Tank est poursuivi en Cour intermédiaire sous une charge d’escroquerie aux côtés de deux autres hommes. Le ressortissant indien avait récemment fait une requête en cour pour revoir l’ordre d’interdiction de voyager qui pèse sur lui afin de pouvoir aller s’occuper de sa mère de 73 ans gravement malade en Inde. Il voulait pouvoir se rendre en Inde du 20 au 28 octobre. La police a objecté à sa demande, avançant qu’il n’avait aucune famille à Maurice, aucune propriété et qu’il pourrait fuir la justice mauricienne car il fait face à de sérieuses accusations. Dans un Ruling rendu la semaine dernière, le magistrat Pranay Sewpal a statué que le ressortissant indien n’a pu prouver l’urgence de la situation et la nécessité pour la cour d’intervenir afin de l’autoriser à voyager. Pour appuyer sa conclusion, le magistrat a indiqué que le ressortissant indien n’a pas présenté de documents officiels prouvant que sa mère était malade. « The Court is of the considered view that there is, indeed, a real risk of absconding. All these facts are irresistible pointers that if the Applicant is allowed to leave the country, there is a high likelihood that he will not return », a soutenu le magistrat pour rejetter la demande. Le procès du ressortissant indien et ses deux acolytes a été fixé au 30 octobre.