Poursuivis pour coups et blessures, trois membres d’une famille ont été acquittés vendredi au bénéfice du doute par la magistrate Audrey Sunglee. Le tribunal de Flacq n’a pas été convaincu par la version du plaignant.
Trois habitants de Flacq, accusés de coups et blessures sur un certain Kitney sous l’article 230 (1) du code criminel, ont plaidé non coupables vendredi devant la magistrate Audrey Sunglee. La cour de district de Flacq a acquitté ces membres d’une même famille au bénéfice du doute.
Les faits allégués remontent au 15 juin 2008. Le plaignant a indiqué qu’il se trouvait vers 15 h 30 près de sa plantation à Mission Cross Road quand les trois accusés l’ont accosté et traîné dans leur maison pour l’agresser. Il a précisé que ces personnes vivent à côté de sa plantation.
Ses agresseurs présumés, avance le plaignant, lui auraient fait boire du rhum et donné des coups de pied et de poing sur tout le corps. Kitney raconte aussi qu’il s’est évanoui et ne se souvient pas de ce que les trois habitants de Flacq ont fait ensuite. Il a déposé un Police Form (PF) 58 après avoir été examiné par un médecin.
Appelé à la barre des témoins, l’accusé N° 1 a maintenu sa déclaration, niant ainsi l’accusation logée contre lui et ses compères. L’avocat de la défense a ensuite fait valoir que les accusés devraient au moins avoir le bénéfice du doute en raison des nombreuses « disturbing features in the prosecution’s case ». Les agresseurs présumés ne s’entendent pas bien avec la famille du plaignant.
La magistrate Audrey Sunglee a statué que le plaignant n’avait pas été assez convaincant comme témoin. Elle a déclaré qu’il était difficile de croire que les accusés auraient donné de l’alcool au plaignant après l’avoir agressé.
La cour district de Flacq a ajouté que le PF 58 stipulait non seulement que le plaignant sentait l’alcool mais qu’il en était aussi sous l’influence. La magistrate a par ailleurs fait état du caractère du plaignant. Elle a souligné qu’à aucun moment la victime présumée n’a donné de précisions sur les coups qu’il a reçus. De ce fait, elle ne pouvait croire en les événements que le plaignant a décrits.