Vendredi dernier, la Gambling Regulatory Authority (GRA), par la voix de ses représentants Me Raouf Gulbul et Dev Bheekary, n’a fait que confirmer qu’elle ne connait rien en matière de courses hippiques. Elle n’est pas seulement ignorante et sa dérogation à l’effet que le Mauritius Turf Club pourra organiser des courses avec moins de six chevaux sous certaines conditions, et ce, jusqu’à fin juillet seulement, peut être jugée comme une directive de deux poids deux mesures quand on prend en considération celle qui concerne les courses de 55+, 60+ et les Listed Races. Les conditions qui doivent être respectées pour que des courses avec moins de 6 chevaux peuvent avoir lieu dans les petites valeurs sont qu’il n’y ait pas de doublures — ça c’est le MTC qui est venu de l’avant avec cette proposition — et que les noms des propriétaires soient connus à l’avance car il est un fait qu’il y a des propriétaires qui sont attachés à plus d’un entraîneur. Nous, on parle d’entraîneurs et non d’écuries car le système d’écurie est caduc depuis un certain temps déjà et la GRA ne le sait même pas. Pour soutenir le bon sens de cette condition, l’instance régulatrice est venue de l’avant pour pointer du doigt la course où Melson et Tembot étaient engagés et qui avait vu la victoire du dernier nommé. Sans doute parce que le propriétaire Denis Hardy avait tout aussi bien une part dans Melson que dans Tembot. Soit, mais que peut-on reprocher à cette course ? Est-ce que la GRA, par la voix de Dev Bheekary, a voulu insinuer qu’il y avait eu maldonne ou que la perception y a fait croire que tel a été le cas ou que c’est Melson qui aurait dû l’emporter et non Tembot? On n’ira pas dans la même direction car on peut s’arroger le droit de savoir mieux lire une course. Ce qu’il faut aussi savoir c’est que cette épreuve avait réuni huit partants et rien ne pouvait empêcher un propriétaire de voir deux de ses chevaux y être engagés. Que la GRA vienne de l’avant pour qu’un propriétaire ne puisse être représenté par plus d’un cheval dans une course à moins de six chevaux dans une épreuve réservée pour les petites valeurs ne tient pas la route. Pourquoi une telle mesure pour ces courses précises alors que pour les épreuves de 50+, 60+ et les Listed Races, tel n’est pas le cas? On a toujours en tête la course principale de la 33e journée 2015, The Quantum Insurance Cup (55+), qui avait réuni cinq chevaux provenant de l’effectif de trois entraîneurs seulement et que deux des participants provenaient de l’entraînement Ramapatee Gujadhur et, comme c’est souvent le cas, les noms des mêmes propriétaires y sont attachés et que c’est le cheval le moins coté qui l’avait emporté. Là, la GRA n’avait rien trouvé à redire alors que la victoire de Reim avait débouché sur la séparation de cet établissement d’avec Praveen Nagadoo. Pour revenir à cette dérogation, ce ne serait pas raisonnable de dire que c’est le MTC qui avait fait une représentation auprès de la GRA pour ce que genre de course puisse avoir lieu. On maintient que c’est bien un Stake Holder qui en avait fait la demande et il devrait facilement se reconnaître. Si ce n’est pas une politique de deux poids deux mesures, elle y ressemble étrangement. Si on veut vraiment protéger les turfistes, pourquoi ne pas venir de l’avant avec le couplage de paris pour deux chevaux venant de deux établissements et non pas seulement dans le cas où un entraîneur/propriétaire est attaché à plus de deux chevaux comme le stipule la directive 6 de la GRA? Personne ne serait alors léser.