Le nouveau président du Conseil des Syndicats (CDS) réclame une compensation salariale de Rs 750 et un salaire minimum de Rs 15 000. Selon Dewan Quedou, ces mesures sont nécessaires en vue de lutter contre la baisse du pouvoir d’achat des Mauriciens. C’était lors d’un point de presse hier à l’hôtel Saint Georges, Port-Louis.
Le président du Mauritius Trade Union Congress (MTUC) et nouveau président du Conseil des Syndicats est d’avis qu’une compensation salariale adéquate et un salaire minimum de Rs 15 000 pourraient garantir le bon fonctionnement de la société. Ce sont d’ailleurs les objectifs que poursuit le CDS, a fait ressortir hier Dewan Quedou à un point de presse dans la capitale. D’ailleurs, pour étayer ses dires, il a insisté sur la perte du pouvoir d’achat, la hausse du coût de la vie et les difficultés que rencontrent des Mauriciens à joindre les deux bouts.
Dans un Memorandum en date du 4 septembre sur la compensation salariale pour la période 2012/2013, le CDS — qui regroupe le Mauritius Trade Union Congress (MTUC), la Confederation of Independent Trade Unions (CITU), le Mauritius Labour Congress (MLC), la Confederation of Free Trade Unions (CFTU) et la National Trade Union Confederation (NTUC) —, a fait comprendre qu’il ambitionne « the betterment of the workers in Mauritius (including Rodrigues) ». Ses principales revendications font suite au Panier Ration Survey qu’il a mené dans divers points de vente du pays en août 2012, portant sur le « cheapest panier ration that will fulfil the needs with a balanced diet for a family of four members ». Il ressort de cette enquête, indique le CDS, que le panier du consommateur a connu une hausse de Rs 664,50 sur les produits de base. « This amount excludes the increase in debts payments, recreational activities, tuition fees, health care and other utilities, which are accounted to an additional increase amount of Rs 85.50. As such the Total net increase is Rs 750 », souligne le CDS. Selon le président du CDS, avec la perte du pouvoir d’achat, on assiste à la recrudescence de la pauvreté dans la société. D’où sa proposition d’un salaire minimum qui tiendrait compte aussi des recommandations du Central Statistic Office (CSO) d’après le Household Budget Survey, à savoir « qu’une famille a besoin de Rs 20 000 par mois afin de vivre décemment ; en considérant la hausse des prix sur les produits de base (soit de Rs 750 pour les huit derniers mois) ».
Concernant ses propositions pour la compensation salariale, le CDS fait ressortir que « based on the projection inflation rate of 5 %, a salary compensation based on the minimum social wage (5 % * Rs 15 000) is justified ». Et de soutenir que cette compensation devra être accordée à tous les travailleurs « irrespective of their pay packet ».
Par ailleurs, les amendements à la Employees Relation Act (ERA) figurent parmi les prochains combats du CDS.