Les Mauriciens et les entreprises ou autres invités  à aider ceux qui sont dans le besoin

En ce temps de confinement, les déplacements sont limités pour tous les Mauriciens. Et pour nombre d’entre nous, une baisse sensible,  pas de revenus du tout. Avec les coups de fil en vain à la Sécurité sociale ou à la Mauritius Revenue Authority, beaucoup de responsables de famille ne travaillent plus depuis plus d’un mois et pour des semaines encore à venir, se retrouvent dans des situations précaires sans précédent. Une détresse qui n’est pas passée inaperçue des Mauriciens, qui sont nombreux à proposer leur aide sur les réseaux sociaux. Des aides qui passent cependant très souvent inaperçues, car noyées dans le flot « posts » sur les différents murs de Facebook.

C’est ainsi que deux jeunes, Samuel et Arvin, ont eu l’idée de créer un mur spécifique sur Facebook, Aide Nou Prochain, destiné à canaliser les propositions d’aide et de recueillir les différents produits alimentaires et autres que les Mauriciens donnent généreusement pour aider leur prochain.

En quatre jours, ce nouveau « Wall » a vu la participation de plus de 1000 personnes prêtes à aider ceux qui sont dans le besoin. « Arvin et moi, nous nous sommes engagés à aller livrer ces produits aux personnes que nous connaissons et qui vivent dans la précarité. Au fil des jours, outre les demandes des nécessiteux, les aides affluaient aussi », raconte Samuel. En quelques jours, ce sont plus de 500 familles économiquement faibles qui ont été approvisionnées. Cependant, après quelques semaines, les aides ont baissé. Ces deux jeunes, graphistes de profession, ont dû puiser de leurs poches pour venir en aide à ces familles. Si certaines ONG leur ont prêté main-forte, ces dernières aussi se retrouvent actuellement à court de provisions.

Le nombre d’appels à l’aide grandissant, Aide Nou Prochain sollicite la collaboration des entreprises ou des personnes. « Nous sommes dans une situation dont on ne voit pas encore la fin et de nombreuses familles ont besoin d’aide pour survivre. Combien de chefs de famille ne peuvent travailler en ce moment et n’ont pas de quoi nourrir leurs enfants ? Nous lançons un appel à ceux qui ont les moyens financiers ou autres, de leur venir en aide », dit Samuel, qui rappelle que le Covid-19, si difficile à vivre, est une occasion de se serrer les coudes entre voisins afin de placer cette période particulière sous le signe de la solidarité.