EMILIE CAROSIN

Lorsqu’on entend le mot « coronavirus » ou Covid-19, notre premier réflexe est de nous mettre à l’abri et de nous protéger. Vient alors ce que certains qualifient de « psychose nationale » : tout le monde angoisse que le méchant virus se propage et nous contamine.

Ce qui est intéressant dans cette dynamique de panique/protection c’est qu’on se rend compte qu’on ne se protège pas pour soi, mais pour les autres. En effet, sans qu’on s’en aperçoive, le coronavirus nous invite à être solidaires. À être solidaire envers les plus vulnérables : les personnes âgées et celles dont le système immunitaire est plus faible et qui risquent le plus leur vie. Alors à ceux qui, malgré leur résistance physique, sentent l’angoisse de succomber au virus les envahir, j’ai envie de dire : « Convertissez intentionnellement votre angoisse en solidarité ! » Notre monde n’a pas besoin d’angoisse individuelle, il a besoin de solidarité nationale pour améliorer notre système de santé et nos comportements quotidiens face au bien-être individuel et collectif. Être solidaire ça veut dire être sensible aux plus vulnérables et agir pour les protéger du virus, mais surtout agir pour nous protéger de nos sociétés individualistes et des pensées et actions qui en découlent.