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Avec la fin de son autoisolement, le ministre des Affaires étrangères, Nando Bodha, se penche sur l’épineux dossier des Mauriciens bloqués en Inde et à l’étranger. De concert avec une équipe restreinte de fonctionnaires de son ministère et avec les contraintes sécuritaires imposées par la pandémie de COVID-19, il a passé en revue la situation des quelque 300 Mauriciens se trouvant actuellement en Inde et qui cherchent par tous les moyens à rentrer à Maurice.

Ce groupe comprend très peu d’étudiants avec une majorité d’entre eux se trouvant en Inde soit en tourisme, soit en pèlerinage, soit pour des soins médicaux. Le ministère multiplie actuellement les efforts auprès des associations caritatives connues en Inde afi n de venir en aide aux ressortissants mauriciens les plus nécessiteux. Cinq de ces Mauriciens auraient entamé une grève de la faim parce qu’ils ne sont pas satisfaits de la nourriture. L’éventualité de tout rapatriement se heurte à la fermeture des aéroports en Inde.

Pour sa part, Air Mauritius, même s’il arrivait à obtenir une dérogation pour l’atterrissage, exige une Social Distancing à l’intérieur de ses avions, limitant sensiblement le nombre de places disponibles. Le COVID-19 Free Certificate est également de rigueur dans le but de protéger le personnel navigant. De plus, sur la route Maurice/Delhi, le protocole exige que le personnel navigant puisse se reposer avant de reprendre le vol retour vers Maurice. Concernant les 1670 Mauriciens employés des compagnies de croisière internationales, le gouvernement considère qu’ils sont liés par un contrat et que les compagnies ont le devoir de s’occuper d’eux. Selon les informations dont dispose le ministère des Affaires étrangères, 22 compagnies emploient des Mauriciens dispersés dans 82 ports à travers le monde.