Le terme “solute” figurant dans un des numéros du questionnaire de science pris par les candidats aux examens du CPE hier suscite quelques divergences parmi des profs. Ces derniers font remarquer que ce terme n’apparaît à aucun moment dans le manuel pour cette matière, et que de ce fait il a pu poser quelques difficultés aux candidats. La General Purpose Teachers Union (GPTU) compte loger une protestation au Mauritius Examination Syndicate (MES).
À la page 6 du questionnaire de science, la question 2b concernant le processus de la dissolution propose plusieurs mots comme réponses possibles. Parmi, il y a le terme “solute” qui s’avère être l’une des bonnes réponses à la question. Sauf que ce terme ne figure pas dans le livre de science de Std VI. À la place, il y a le mot “substance”. « Le livre explique le processus de la dissolution ainsi : substance + solvent = solution. Mais aux examens, le terme “substance” a été remplacé par “solute” », relève un membre de la GPTU.
Même si théoriquement, ces deux mots ont la même signification, la GPTU est d’avis que les enfants n’ont pas été exposés au terme “solute” et il est fort probable qu’une bonne partie n’en connaisse pas la signification. « Pour cette raison, nous allons loger une protestation sur cette question car certains enfants ont pu être pénalisés. »
Réagissant sur cette même question, Vinod Seegum de la Government Teachers Union (GTU) confirme qu’effectivement, le livre de science ne mentionne pas le mot “solute”, mais “substance”. Il estime également que cela a pu causer une confusion chez certains enfants. La GTU compte soulever la question lors du forum organisé par le ministère de l’Éducation prochainement.
Vinod Seegum soutient que le CPE est devenu un « dumping ground » où des concepts et des termes autrefois utilisés en SC et HSC ont été incorporés. Il cite l’exemple du même papier de science, N°3A, où le terme “property” a été utilisé. « Certains enseignants m’ont confié hier que ce terme est abstrait et qu’on aurait dû choisir un mot plus approprié pour les enfants de cet âge. »
Interrogé par Le Mauricien, le directeur du MES Lucien Finette déclare qu’il est tout à fait légitime d’attirer l’attention sur un problème qui pourrait freiner les candidats. « Tout cela se règle facilement à la correction », dit-il. Il explique que les protestataires doivent écrire une lettre officielle concernant le problème évoqué. Par la suite, le MES procédera à un exercice d’échantillonnage, portant sur 600 à 800 copies, pour vérifier si cette question pose effectivement un problème aux enfants. Si la majorité a trouvé la bonne réponse, aucun rectificatif n’est nécessaire. Au cas contraire, affirme Lucien Finette, le MES prendra les dispositions nécessaires pour changer le marking, afin que les enfants ne soient pas pénalisés.