Les examens du Certificate of Primary Education (CPE) ont débuté ce matin avec le français et les sciences. Selon certains enseignants, le papier de français comportait des numéros assez compliqués pour des candidats moyens. En revanche, la rédaction a fait appel au sens de solidarité du candidat en l’invitant à aider un enfant en difficulté.
Vous êtes en route pour l’école et vous rencontrez un enfant qui pleure. Vous allez vers lui et l’aidez à résoudre son problème. C’est selon ce canevas que les candidats du CPE ont dû écrire leur rédaction ce matin. Dans le milieu des enseignants, on s’accorde à dire qu’il s’agissait d’un thème à la portée des enfants, étant donné qu’il s’agit de leur monde.
Ce qui n’est pas le cas pour la compréhension qui peut prêter à confusion, selon les enseignants. Il s’agissait d’une histoire de Noël extrait d’un livre. « Il fallait d’abord que l’enfant situe le contexte avant de répondre aux questions. L’histoire se passant en Europe, cela a pu donner lieu à des confusions. De même, certains mots comme “hotte”, ne sont peut-être pas familiers au vocabulaire des enfants moyens. »
Par ailleurs, les enseignants jugent élevé également le niveau du texte à trou. « Il fallait trouver des mots et les accorder en même temps. Les enfants n’ayant pas une bonne maîtrise du français et n’étant pas habitués à la lecture, notamment, ont pu rencontrer des problèmes avec cet exercice. »
Sinon, dans l’ensemble, le niveau du papier de français était équivalent aux années précédentes.
Autrement, comme chaque année, de nombreux parents ont accompagné ce matin leurs enfants au centre d’examen. Si le CPE reste une épreuve stressante pour certains, d’autres, au contraire, l’abordent avec sérénité. C’est le cas du petit Ijaz, élève de l’école Raoul Rivet à Port-Louis. S’étant bien appliqué pendant l’année, il compte faire de son mieux pour réaliser une bonne performance. Sa mère, Noushrine, est là pour l’accompagner durant cette épreuve. Même lorsque la porte d’entrée de l’école se ferme annonçant le début des examens, elle continue à faire le guet. « Je suis là pour l’encourager », explique-t-elle, tout simplement.
Cependant, la jeune maman se dit détendue, car elle a déjà vécu cette expérience avec sa fille aînée. « Tout ce que je souhaite c’est que mon fils travaille bien. Nous l’avons d’ailleurs bien encadré dans ses études et le soutenons moralement. » Noushrine se dit également reconnaissante envers l’enseignant d’Ijaz qui l’a bien préparé.