Le papier d’anglais, réputé pour être la « bête noire » des candidats du Certificate of Primary Education (CPE), était plutôt accessible cette année. C’est ce que relèvent en tout cas des enseignants ayant consulté le questionnaire ce matin. Le thème de la rédaction était l’organisation d’une compétition pour désigner « la classe la plus propre et la plus jolie ». Les enfants ont raconté comment ils se sont préparés pour cette compétition.
Avec ce sujet de rédaction, le Mauritius Examination Syndicate (MES) est resté sur le thème de l’environnement, en droite ligne avec le questionnaire de français d’hier. Le nettoyage et la décoration des classes font en effet partie des activités régulières dans les écoles, particulièrement depuis que la sensibilisation sur la préservation de l’environnement a été introduite à l’école. Ainsi, les enseignants sollicités sont d’avis que ce sujet était à la portée des enfants, tout comme les autres exercices, dont le niveau est jugé « abordable. »
La compréhension était axée sur l’histoire d’un homme travaillant comme chauffeur sur une propriété sucrière et qui doit, en parallèle, planter des légumes pour arrondir ses fins de mois. Les questions sont considérées comme étant « plutôt faciles » tout comme les mots à trouver pour le « cloze test ». Ce qui mène les enseignants à dire que « d’une certaine manière, le papier de français a pu donner plus de difficultés à certains candidats que celui d’anglais ».
Certains parents ont en effet fait part de leur mécontentement concernant le sujet de la rédaction d’hier, qui était une sortie en bateau ayant mal tourné. « Cela nous a fait penser à ce qui s’est passé il y a une dizaine d’années, où on avait demandé aux enfants de raconter leurs vacances dans un hôtel. Là également, il y a peut-être des enfants qui ne sont jamais montés sur un bateau », dit un enseignant. Un de ses collègues fait remarquer, lui, que ce thème avait déjà été proposé pour le papier d’anglais dans le passé. Malgré la grogne, aucune plainte officielle n’a toutefois été enregistrée à ce sujet au MES.
Des enseignants ont cependant attiré l’attention sur « l’ambiguïté » de la question 3, section 2 (c), du questionnaire de science. Celle-ci demande aux candidats : « Give the name of the tooth that is not found in the jaw of a child who is 3 years old. » Or, dans ce numéro, il y a la photo de deux dents pour les deux premières questions. « L’enfant peut-être confus car il ne sait pas s’il faut choisir entre ces deux dents ou les dents en général », explique un enseignant. Toujours est-il que si le candidat observe bien le dessin proposé, il y a déjà une indication sur l’emplacement des dents concernées.
Par ailleurs, deux incidents ont été enregistrés hier après-midi. Dans le premier cas, un enfant est tombé malade et n’a pu passer l’examen de sciences. L’enfant a toutefois pu participer à l’examen d’anglais ce matin. Lucien Finette, directeur du MES, explique que ce cas sera traité « après les examens ». Il ne peut dire à ce stade comment cette affaire sera gérée car il y a, dit-il, « des règlements à respecter ».
Dans le deuxième cas, des parents ont protesté contre l’absence d’un “writer” pour leur enfant, alors qu’ils en avaient fait la demande. Lucien Finette a reçu les parents ce matin  et explique que des dispositions avaient été prises pour que le candidat en question bénéficie du soutien d’un “writer”, précisant qu’une enquête est en cours pour savoir ce qu’il en était. « J’attends le rapport du superviseur », déclare-t-il.