La Government Teacher’s Union (GTU) pose un regard critique sur les résultats du CPE 2011. Pour Vinod Seegum, le président, avec 32 % d’échec une nouvelle fois, « le drame continue. » Le syndicat juge aussi inacceptable que seulement 284 élèves sur 23 000 aient obtenu 6 A+.
La moyenne d’échec tournant autour de 35 % dure depuis 35 ans, fait ressortir le président de la GTU. Ce qui l’amène à dire que nous sommes dans une situation de « tragédie nationale. » Il rappelle que le ministère avait placé la barre à 70 % cette année, mais qu’elle n’a pas été atteinte. La GTU attribue cette situation au fait qu’« aucun mécanisme approprié n’a été mis en place pour l’encadrement des enfants en difficulté scolaire. »
Selon Vinod Seegum, un comité de crise aurait dû être mis en place devant l’urgence de la situation. « Si on s’évertue à avancer que ce sont les repeaters qui font dégringoler les résultats, on est en droit de se demander ce qu’on a entrepris réellement pour encadrer ceux-ci. » La GTU estime que les mesures comme le Bridging the Gap, le Diagnostic Assessment ou encore l’Enhancement Programme ne sont que des « projets palliatifs. »
Le syndicat s’interroge aussi sur les encouragements accordés aux enseignants ayant à leur charge l’encadrement des repeaters. « Ils sont jetés en pâture et sont souvent décriés à l’intérieur de l’école. » La GTU regrette que sa proposition de faire redoubler les classes à partir de Std III n’ait pas été retenue.
Concernant l’élite, Vinod Seegum avance que les réformes entreprises par le ministère sont au détriment des plus doués. « Est-il acceptable que seulement 284 élèves sur les 23 000 candidats aient pu décrocher 6A+ ? Nul ne semble préoccupé par les plus doués. Ce pays n’a pas de ressources comme le disent si bien nos politiciens. N’avons-nous pas la priorité de promouvoir notre ressource humaine ? »
Le syndicat se demande si « certains n’ont pas un agenda pour préconiser le démantèlement pur et simple du CPE. » Tout en se disant en faveur d’une réforme du secteur, la GTU insiste sur la nécessité d’un examen de fin de cycle primaire. « Il est impératif de revoir de fond en comble le curriculum du CPE pour le rendre acceptable, accessible et viable, avec en toile de fond une panoplie de mesures d’accompagnement. »