D’importants paliers ont été rapidement franchis dans l’investigation policière sur le meurtre de Murielle Ducray (76 ans), découverte mercredi, pieds et poings ligotés dans son lit à son domicile de Beau-Bassin. Depuis vendredi, cette enquête confiée aux limiers de la Criminal Investigation Division travaillant en étroite collaboration avec la Major Crimes Investigation Team a amorcé un tournant décisif avec l’arrestation du jardinier de la victime, Georges Désirés Laval Jacques (59 ans), qui est passé à table le jour même. Trois autres suspects, tous habitant Les Salines, ont également été appréhendés en fin de semaine ; ils seraient impliqués dans le recel des objets de valeur appartenant à la victime.
D’importants dispositifs de sécurité ont été mis en oeuvre par les responsables de l’enquête lors de la reconstitution des faits, hier matin, dans la maison de la victime,  à l’angle des rues Auguste Toussaint et Louis Bastien Silva au Morcellement Avrillon, Beau-Bassin. Dans un premier temps, la police régulière de Beau-Bassin, sous les ordres de l’inspectrice Ramdour, devait quadriller le secteur et prendre les mesures appropriées pour interdire l’accès aux rues menant au domicile de la victime. Dans une ambiance relativement froide mais complètement sous contrôle, avec une présence remarquée des éléments de la Special Support Unit, le présumé meurtrier Georges Désirés Laval Jacques devait arriver sur les lieux à bord d’un véhicule banalisé de la police. Portant un casque intégral et des menottes aux poignets, Georges Désirés Laval Jacques devait rapidement être conduit dans la maison en passant par la porte de derrière, après avoir emprunter le côté gauche de la cour de Murielle Ducray. Une fois à l’intérieur, les scènes atroces du meurtre de Murielle Ducray, dont le corps a été retrouvé en état de décomposition avancée, ont été rejouées, permettant ainsi aux enquêteurs de visualiser la version donnée par Georges Désirés Laval Jacques. L’exercice de reconstitution aura duré pratiquement trente minutes, avant que le présumé meurtrier ne soit par la suite traduit en Cour.