Poursuivis pour le meurtre en 2008 de Jean Marc Cotte, un habitant de Cité Mangalkhan, quatre jeunes de cette localité, Jean Linley Michael Myrtle, Jean Vincent Lacariate, Stephano Clive La Jeunesse et Jean François Silvano Rajaram ont été reconnus coupable par la magistrate Wendy Rangan hier en Cour Intermédiaire. Leur sentence sera prononcée le 6 octobre.
Jean Vincent Lacariate était le seul à avoir plaidé non coupable. Les quatre amis sous l’influence d’alcool avaient tabassé à mort la victime âgée de 37 ans après une partie de beuverie. En rendant son jugement la magistrate Rangan est revenu sur les circonstances entourant ce crime indiquant que les quatre ont par leurs actions causé la mort d’une personne.
Jean Linley Michael Myrtle, Jean Vincent Lacariate, Stephano Clive La Jeunesse et Jean François Silvano Rajaram étaient poursuivis sous une charge de « did wilfully and unlawfully inflict wounds and blows in and upon the person of one Jean Marc Cotte without intention to kill ». Cette affaire remonte à mai 2008. Le cadavre de Jean-Marc Cotte, gisant dans une mare de sang avait été découvert sur un terrain de football à Curepipe. Il avait eu le crâne fracassé à coups de pierre par ses quatre amis avec lesquels il s’était rendu au restaurant pour une partie de beuverie. Ce jour-là, ils s’étaient tous donné rendez-vous à Forest-Side où ils ont passé une partie de la soirée à boire et à discuter. C’est sur le chemin du retour qu’une dispute aurait éclaté entre eux. L’alcool aidant, cette dispute a viré au drame. L’autopsie pratiquée par le docteur Sudesh Kumar Gungadin, Principal Medical Officer, avait attribué le décès à une fracture du crâne.
Après avoir écouté les différentes versions présentées lors du procès, la magistrate n’a pas été convaincue de l’innocence de Jean Vincent Lacariate qui était le seul à avoir plaidé non coupable dans cette affaire. Il contestait sa déposition donnée à la police. La magistrate a rejeté ses explications selon lesquelles le policier qui enregistrait sa déposition avait omis de dire la vérité. La magistrate a soutenu que sa version était contradictoire. « I have also found the testimony of Accused no. 2 to be very contradictory and far from convincing. He was clearly at his wits end to exculpate himself and in an attempt to do so, gave confusing evidence, so that the prosecution has been able during cross-examination to seriously undermine his credibility. After having admitted that he told the police he was involved in the matter, without any violence exerted on the part of the police, he then claimed that he gave his first statement – which he alleges is correct – when he was intoxicated, so that one wonders whether he is now contesting the contents of that statement also and the purpose of doing so », a souligné la Cour.