Reconnus coupables d’une charge de “wounds and blows causing death without intention to kill” en la personne de Jean-Marc Cotte, un habitant de Cité Mangalkhan, trois jeunes de cette localité – Jean Linley Michael Myrtle, Stephano Clive La Jeunesse et Jean François Silvano Rajaram – ont écopé de 5 ans de prison en Cour intermédiaire. Un quatrième, à savoir Jean Vincent Lacariate – seul a avoir plaidé non coupable lors du procès –, a quant à lui écopé de 7 ans de réclusion.
Les quatre accusés avaient été reconnus coupable par la magistrate Wendy Rangan des faits qui leur étaient reprochés la semaine dernière en Cour intermédiaire. En rendant son jugement, la magistrate Rangan était revenue sur les circonstances entourant ce crime, indiquant que les quatre accusés ont, par leurs actions, causé la mort d’une personne. Jean Linley Michael Myrtle, Jean Vincent Lacariate, Stephano Clive La Jeunesse et Jean François Silvano Rajaram étaient poursuivis sous la charge de “did wilfully and unlawfully inflict wounds and blows in and upon the person of one Jean Marc Cotte without intention to kill”.
Cette affaire remonte à mai 2008, date à laquelle le corps de Jean-Marc Cotte a été découvert gisant dans une mare de sang sur un terrain de football, à Curepipe. L’homme avait eu le crâne fracassé à coups de pierre par ses quatre amis, avec lesquels il s’était rendu au restaurant pour y boire quelques verres. Ce jour-là, ils s’étaient tous donnés rendez-vous à Forest-Side, où ils ont ainsi passé une partie de la soirée à boire et à discuter. Mais une dispute aurait éclaté sur le chemin du retour, laquelle, l’alcool aidant, aura ensuite viré au drame. L’autopsie pratiquée par le Dr Sudesh Kumar Gungadin, Principal Medical Officer, avait attribué le décès à une fracture du crâne. La victime portait également de nombreuses blessures et lacérations sur le corps. ?Après avoir écouté les différentes versions présentées lors du procès, la magistrate n’a pas été convaincue de l’innocence de Jean Vincent Lacariate, le seul à avoir plaidé non coupable. Ce dernier contestait en effet sa déposition consignée à la police. La magistrate a rejeté ses explications selon lesquelles le policier qui avait enregistré sa déposition avait omis de dire la vérité. La magistrate avait conclu que sa version était « incohérente ».